Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

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dimanche, mars 23 2014

MEXIQUE – GUATEMALA –BELIZE mars 2014

Cette année, notre choix de vacances a porté sur une destination que nous avions hésité à inclure dans notre tour du monde, tant elle nous semblait séduisante : l’Amérique centrale, et en particulier, le voyage autour du monde maya. Qui n’a pas rêvé en contemplant ces pyramides perdues dans la jungle, sur les livres  d’enfants ? Cette fois encore, nous partons en famille, c’est plus cher, mais nous nous entasserons dans la même chambre pendant les deux semaines de vacances…

De Mexique-Guatemala

Nous avons donc repris nos deux increvables bagages à roulettes, destination Cancun au Mexique, via Miami, tout comme plusieurs millions de Nord américains  fuyant les températures négatives. Fidèles à un moyen de transport collectif, nous avons aussi fait le choix de prendre le bus, pour pouvoir plus facilement se rendre ensuite au Guatemala et au Belize, avant de revenir finir notre voyage à Tulum, non loin de Cancun. 

De Mexique-Guatemala

Voilà le bilan de ce périple itinérant, quinze jours après, et quelques photos qui essaient de résumer ce superbe voyage.

NOS COUPS DE CŒUR : 

1)Les pyramides mayas (cette civilisation a connu son apogée vers 800) vraiment incroyables. Nous les avons découvertes progressivement, en commençant par  la plus touristique : Chichen Itza (Nord du Yucatan), très, très fréquentée que l’on ne peut escalader mais très photogénique. Pour corser le tout, on a retrouvé les squelettes de 70 personnes dans le puits d’eau le plus proche, et des bas-reliefs suggestifs de têtes de morts et de sacrifices humains montrent que les mayas ne plaisantaient pas. 

De Mexique-Guatemala
De Mexique-Guatemala

Palenque (sud du Yucatan) ensuite, beaucoup plus dans la jungle et avec en plus des singes hurleurs qui vous donnent des frissons dans le dos. Là, les pyramides sont plus nombreuses et on peut grimper sur nombre d’entre elles, pour la plus grande joie de Tom que nous « perdions » régulièrement. En arrivant à l’ouverture,  on est plus tranquille et relativement épargnés par la grosse chaleur qui nous tombe dessus sur le coup de midi. Comme les Egyptiens, bon nombre de pyramides servaient de tombeaux aux rois, enterrés dans des sarcophages pesant des tonnes. 

De Mexique-Guatemala

Mais le site le plus remarquable est bien Tikal au Guatemala. Il faut marcher 25 minutes dans la jungle avant de tomber sur une place de plusieurs pyramides, qui renvoient l’écho des perroquets.  Les monuments sont vertigineux de verticalité, on est tout seul ou presque…Voilà une juste récompense, après une journée de voyage en bus, un passage en pirogue, et 4H de piste défoncée dans un véhicule ( perméable à la  poussière et à la pluie !) pour franchir la frontière du Mexique au Guatemala. Outre les oiseaux, nous voyons également des singes araignées, des arbres gigantesques (les ceibas, les arbres sacrés des mayas), des coatis, et des dindons très colorés. Le site est gigantesque, nous mettrons 4 h à en faire le tour, en grimpant et descendant les monuments, dont le plus haut fait 74 mètres de haut, dominant la canopée. Heureusement qu’un escalier en bois a été aménagé, car beaucoup de pyramides ne sont pas entièrement dégagées, rendant l’ascension périlleuse sinon impossible.  Des touristes sont morts à Tikal peut-on lire dans le guide. Nous voilà prévenus…Nous retrouvons aussi les chemins impeccablement dégagés sur plusieurs dizaines de mètres des fourmis découpeuses de feuille, qui nous avaient tant fascinées pendant notre périple en Amérique latine.  

De Mexique-Guatemala

2)La grande barrière de corail du Bélize, la deuxième plus grande barrière de corail au monde après l’Australie. Dans l’île de Caye Caulker, peuplée majoritairement de noirs, on y parle anglais, et les voitures n’existent pas. N’allez pas y chercher de plages, il n’y en a pas. Mais à 25 minutes du port en bâteau à moteur, existent deux parcs naturels aquatiques extraordinaires, protégés par l’UNESCO : en suivant notre guide, équipés d’un masque et d’un tuba, nous y découvrons des poissons énormes (dont des barracudas et des murènes), des raies d’un mètre de diamètre, des tortues mangeant des algues, des coraux violets et oranges…grâce à notre super guide, nous caressons des raies et tenons même dans nos bras un énorme requin d’un mètre cinquante (pas dangereux semble-t-il). Deux regrets ce jour-là : ne pas avoir un appareil photo sous-marin, et une crème solaire pas assez épaisse pour protéger nos postérieurs et mollets du soleil tropical, alors que nous sommes restés trois heures dans l’eau (à 30°C). Résultat, de beaux coups de soleil !

De Mexique-Guatemala

3)Faire du masque et tuba dans les « cenotes » : ce sont ces nombreux trous d’eau dans le Yucatan, souvent sous des grottes,  où on peut se rafraichir et jouir d’une eau incroyablement limpide et fraiche (20°C). Dans le cenote « dos ojos » près de Tulum, nous frôlons des stalagmites aquatiques et des petits poissons, le spectacle à travers notre masque est inattendu et irréel. 

De Mexique-Guatemala

4)Mais aussi : les maisons coloniales de Valladolid, la très belle plage de sable blanc de Tulum (Mexique) où les enfants ont pu faire du « bodyboard », se baigner dans la lagune de Florès, près de Tikal (Guatémala), manger dans des petits restaurants mexicains typiques des quesadillas, les rires et sourires des Mexicains et guatémaltèques, les beaux gosses de Miami Beach…

De Mexique-Guatemala

NOUS AVONS MOINS AIME ….

LES BUS :

Les prix des bus mexicains : prendre la voiture aurait pu être plus rentable finalement, en famille…Marcellin n’a pas aimé perdre du temps à attendre les bus, et nous avons trouvé certains trajets longs. Je suis décidément malade en bateau (Anne)

LES PASSAGES DE FRONTIERES :

Il faut souvent payer aux passages de frontières, et quand on multiplie tout par quatre, cela devient finalement onéreux : pour sortir du Mexique (cher), entrer au Guatémala (somme modique), sortir du Bélize (cher), et aussi rentrer au Mexique de nouveau (cher)

LE LONG VOYAGE  EN AVION : Toulouse-Madrid-Miami-Cancun avec 9h d’escale à Miami, nous éviterons dorénavant, pour privilégier des vols plus directs. 

LE BUDGET : forcément assez cher, on ne vous dira pas combien.

jeudi, août 15 2013

De la Manche à la Garonne à vélo

Pédaler près de 1300 kms en trois semaines, avec nos deux enfants de 11 et 14 ans, tel est le nouveau défi que nous nous sommes fixés cet été 2013. Pure folie ? Pas forcément, car nous avons emprunté majoritairement des pistes cyclables ou des véloroutes bien fléchées. Pour ceux qui auraient l’idée de faire la même chose, voilà les différentes étapes de ce parcours, achevé il y a quelques jours.

De 2013-07-velocean-photos

J1 : Gouville sur Mer-Jullouville (56 kms) Départ de la Manche, après avoir déposé notre voiture chez Papi et Mamie.  

J2 : Jullouville-Mont St Michel  (66 kms) : la Normandie, ce n’est pas plat ! Mais quel bonheur de découvrir le Mont le soir après 18h, on peut y aller en vélo sans emprunter la navette.

Jour 3 : Mont-St Michel- Betton sur le canal de la rance (71 kms) en Bretagne : l’étape la plus dure, des montées et descentes. Dans quelle galère on s’embarque,  se demandent les enfants…Heureusement, ce soir, c’est pizza avec Alexys et Valérie (du réseau de cyclistes warmshowers)

Jour 4 : Betton-Bourg des Comtes (45 kms) : étape facile le long du canal. Merci à Jérôme et Delphine, une famille de futurs tourdemondistes, de nous prêter leur accueil pour ce soir.

Jour 5 : Bourg des Comtes-Redon (62kms) : il pleut, il pleut ! Mais la crêperie de Guippry Messac nous réconforte.  Ce soir, c’est Coralie et Laurent qui nous hébergent et nous découvrons émerveillés leurs créations. (http://www.colorant14.net/)

Jour 6 : Redon-Pornichet  (71 kms) : dur, dur le vent en face. Longue étape.

J7 : Journée de pause à Pornichet avec nos amis, ouf

J8 : Pornichet-Pornic  (56 kms) : leçon du jour : NE JAMAIS PASSER LE PONT DE SAINT NAZAIRE A VELO QUAND IL Y A BEAUCOUP DE VENT. Nous sommes hébergés par nos amis de la Fraiseraie, rencontrés pendant le tour du monde.

J9 : Pornic-Noirmoutier (76 kms) : on aime l’Eurovélo 1, qui va nous accompagner jusqu’à Lacanau en Gironde. La traversée du Goix s’impose, même s’il y a beaucoup de voitures.

J10 : Noirmoutiers-Saint Gilles Croix de vie (51 kms) : que du bonheur dans les pins

J11 : St Gilles Croix de Vie-Jard sur mer ( 63 kms) :  partie très agréable et très jolie, avec la baignade aux Sables d’Olonne.  On aime la Vendée et ses belles pistes cyclables!

J12 Jard sur mer-Esnandes (Charente Maritimes) (75 kms) : une vingtaine de Kms dans les pins, puis des champs de blé.

J13 Esnandes-Rochefort : 56 kms. Cela vaut le coup de découvrir la Rochelle, l’Hermione à Rochefort, et le camping municipal de Rochefort est le moins cher de tout le parcours !

J14 : Rochefort-Saint-Palais sur mer (65 kms) : on a aimé le transbordeur de Rochefort, les oiseaux (cigognes !) des marais de Marennes, les pins et plage de la Palmyre.

J15 : Jour de repos à Saint-Palais.

J16 Saint-Palais – Hourtin plage (64 kms) : On retrouve la pluie après avoir passé très facilement la Gironde sur le bac entre Royan et le Verdon. Encore de belles pistes cyclables dans la forêt. La leçon du jour : NE JAMAIS LAISSER LES VETEMENTS DANS UNE SECHEUSE DE CAMPING (cinq étoiles) SANS SURVEILLANCE. On s’est fait voler la moitié de nos vêtements…

J17 Hourtin-Lacanau (40kms) : Encore de magnifiques pistes cyclables au milieu des pins et des cigales, mais qui a dit que les Landes étaient plates ?

J18 Lacanau-Bordeaux  (67 kms) : On quitte l’Eurovélo 1 pour une piste cyclable rectiligne. Le camping international de Bordeaux est un peu dur à trouver.

J19 Bordeaux-La Réole (85 kms) : c’est magique de longer les quais de Bordeaux sous le soleil. La piste Bordeaux-Sauveterre est très chouette.  Mais la partie Sauveterre-la Réole est plus dure (15 kms).  Bon camping à la Réole, simple et pas cher.

J20 : la Réole-Sérignac  (70 kms) : la plus grande partie du canal de l’entre deux mers est ombragée. Nous dormons à l’aire naturelle de camping gratuite de Sérignac, à deux pas du canal. Mais nous seront dérangés le soir par les joyeux pétanqueurs sérignacais.

J21 : Sérignac-Moissac (71 kms) :   à voir le pont canal d’Agen, et celui de Moissac. Le camping de Moissac est sympa (piscine)

J22 : Moissac-Fonsorbes (94 kms, notre record !) Moissac-Toulouse  n’est pas la plus jolie partie du canal. Mais quelle joie d’arriver enfin dans  un bon lit silencieux ! 

Le bilan

Les plus Les moins
  • Environ 1300 kms dont 90% de pistes cyclables, c’est très faisable en trois semaines, même avec des enfants de 11 et 14 ans. Du moment qu’il y a des compensations (nourriture et boissons, piscine)
  • Campings avec douches et piscines bien souvent, raison pour laquelle nous n’avons pas bivouaqué.
  • Les rencontres, notamment chez les « warmshowers » peuvent être providentielles, en particulier quand il pleut.
  • Une tablette peut servir, dans laquelle on aura pris soin de télécharger quelques cartes utiles (Normandie, Bretagne).
  • Les campings se sont révélés bruyants dans l’ensemble en plein été. Arriver avant 17h dans les endroits touristiques en plein été.
  • On était trop chargés, avec nos dix sacoches : une seule paire de chaussures (ou sandales) suffirait, et seulement un poncho de pluie par personne.
  • C’est un peu fastidieux de faire les courses tous les jours, voire deux fois par jour pour des problèmes de réfrigération en été.
  • Prendre un réchaud à gaz de bonne qualité, avec la bonne recharge. Nous comptions un peu sur notre réchaud à bois, mais c’est interdit en été dans les campings en France.
  • Ne pas sous-estimer les distances. Nos calculs étaient régulièrement 10 kms en dessous de la réalité quotidienne.

mercredi, mars 20 2013

Projection à Cazaux-Savès (32) ce vendredi 22 Mars


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dimanche, novembre 18 2012

Faire l’école en voyage (un an)

Les contraintes administratives : avec des enfants de primaire, la difficulté n’est pas insurmontable. L’instruction est obligatoire, mais pas forcément l’école. Il suffit d’envoyer une lettre au maire et à l’inspecteur académique quelques mois avant pour préciser les raisons et les dates à partir desquelles l’enfant n’ira plus à l’école. Vous recevez ensuite un courrier des autorités éducatives rappelant que vous encourez les foudres éducatives (forte amende et même peine de prison !) si vous n’éduquez pas votre enfant. Dans notre cas, nous avons reçu un courrier de l’inspecteur demandant un rendez-vous à votre retour pour valider le travail fait par l’enfant pendant cette année sabbatique, pour lui permettre d’aller dans la classe supérieure. Les familles qui voyagent seulement six mois n’ont pas forcément cette contrainte, surtout si le voyage se termine avant la fin de l’année scolaire, auquel cas l’enfant peut réintégrer sa classe, ce qui est bien pratique. Enfin, dans notre cas, une assistante sociale est venue à notre domicile vérifier les raisons de la déscolarisation des enfants.

Le matériel scolaire : quand on veut voyager léger comme nous, on ne peut se permettre de prendre des cours par correspondance. Le CNED impose 10 kg en plus de matériel scolaire, et le renvoi régulier des devoirs. Difficile à concilier avec le nomadisme en transports en commun, ou en vélo. Plus facile en camping-car et en voilier.  Comme les enfants n’étaient pas encore au collège, nous avons seulement pris des cahiers d’exercice (cahiers du jour et du soir) en maths et français, ainsi que le programme pour le CE1 et CM2.  Donc, non, le CNED n’est pas obligatoire.

Le rythme scolaire : nous avions décidé de travailler une heure par jour quoiqu’il arrive, 365 jours. Quand nous ne pouvions vraiment pas faire autrement, nous rattrapions les jours suivants. On ne vous cache pas que cela a été le plus dur du voyage : démotivation des enfants quand on travaillait face à la plage, dans une ambiance de vacances. Bruit et déconcentration pour le plus jeune, avec le problème de l’absence de table pour travailler quelquefois. Alors, oui, même si nous avons eu l’impression de couvrir à peu près les principaux points, la mémorisation du plus jeune n’était pas optimale et je constatais avec horreur qu’il oubliait au fur et à mesure. Pour la grande qui avait un excellent niveau en partant, la rédaction du carnet de voyage une fois par semaine était un incontournable, à côté de ses exercices.

Le bilan : Difficile de généraliser selon les enfants. L’examen des inspecteurs s’est bien passé. Dans notre cas, le voyage n’a pas réellement changé ce qui existait avant le départ : Tom a gardé ses lacunes en calcul, qu’il a ensuite comblées l’année suivante. Par contre il a lu beaucoup plus ! Quant à sa sœur, elle a sauté une classe en revenant, preuve que ce voyage ne l’avait pas pénalisée.

jeudi, septembre 20 2012

Dédicaces, Projection à La Salvetat Saint Gilles et Salon du livre à Saint-Jory

Voici les rendez-vous de la rentrée

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