Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

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Argentine

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mardi, octobre 20 2009

El Chalten, capitale argentine de l'alpinisme

Le jeudi 16 octobre, nous gagnons en voiture de location El Chalten, connu surtout par les alpinistes pour son célèbre Fitz Roy (3405m) et le Cerro Torre (3102m). Le ciel est pur et nous pouvons apercevoir la chaîne des glaciers tout le long des 230 kms séparant El Calafate d' El Chalten. C'est incroyablement beau et nous faisons encore photo sur photo, sachant que cela ne va pas durer. Sur les 50 derniers kilomètres, la route est complètement droite et fonce droit sur le Fitz Roy.

El Chalten signifie la montagne qui fume chez les indiens Tehuelches, elle a donné son nom au village qui a été créé il y a une dizaine d'années à peine. Plein de maisons sont encore en construction, on a l'impression d'être un peu au bout du monde ici.

      El Chalten en 1994

Après une bonne nuit de sommeil dans la confortable auberge Albergue Patagonia, nous voilà prêts pour une bonne ballade de 3h30 au lago Capri, en traversant la forêt de « lengas », les arbres d'ici. Tout en marchant, Alice et Tom échafaudent des plans pour échapper aux pumas si ils nous attaquent, car le gardien du parc nous a prévenu de faire attention. Rien de tel pour éveiller l'imagination... Faute de pumas, nous n'échapperons pas au vent qui souffle de façon démoniaque: encore un peu et nous nous envolions, Alice et moi (Anne)!

La vue sur le Fitz Roy est splendide et on imagine les difficultés des alpinistes pour la gravir. Les Français ont été les premiers dans les années 50 à la vaincre. Le premier pic à gauche du Fitz Roy porte d'ailleurs le nom de l'alpiniste français Poincenot qui perdit la vie dans l'une de ces ascensions. Mais d'autres pics autour du Fitz Roy portent aussi des noms de Français célèbres, Mermoz (2732m), Guillaumet (2579m) et Saint-Exupery (2558m), en hommage aux aviateurs qui ont survolé ces montagnes du temps de l'aéropostale reliant Punta Arenas en Patagonie à Buenos Aires et l'Europe. Antoine de Saint-Exupery a d'ailleurs été directeur de l'Aeropostale Argentina entre 1929 et 1931.

De 05-Argentine-Patagonie Australe
De 05-Argentine-Patagonie Australe

Le vent se renforçant et les nuages commençant à couvrir la montagne, nous préférons sagement rentrer à l'auberge pour le pique nique. Le soir, nous retrouvons Sophie et Jean-Baptiste pour prendre un thé, c'est un peu devenu une habitude!

Le lendemain le vent est toujours violent, et nous renonçons à faire une dernière balade. Dommage pour les enfants car alors la séance de devoirs sera plus longue!

Malgré sa météo capricieuse, El Chalten est formidable pour la marche: il y a des randonnées pour tous les niveaux et malgré l'altitude basse (500m), nous avons l'impression d'être en haute montagne; peu de risque de souffrir du mal des montagnes.

Sur le chemin du retour vers El Calafate, nous manquons d'écraser un tatou qui traverse la route. Comme dit Alice c'est le croisement entre une tortue et un hérisson.

De 05-Argentine-Patagonie Australe

Hélas, il nous faut repartir vers Punta Arenas, au Chili, pour tenter d'avancer notre vol retour vers Puerto Montt, car le temps s'annonce des plus médiocres (neige..) Pour les autres tourdemondistes qui liraient cet article nous recommandons de réserver un vol depuis El Calafate desservant au choix Buenos Aires ou Bariloche. Mais il y a aussi la solution bus pour les plus téméraires: 33 heures tout de même!

lundi, octobre 19 2009

Le Perito Moreno en Patagonie Australe

Punta Arenas, à l'extrême sud du Chili, se situe en bordure du célèbre détroit de Magellan. A cet endroit, le détroit est si large qu'on ne voit pas l'autre côté de la rive. Quand nous y atterrissons le mardi 13 octobre, il neige encore un peu et la température n'est que de...4?c!

Il nous faut encore trois heures de bus pour atteindre Puerto Natales, en bord de lac. Nous n'y restons qu'une nuit car l'objectif est de rallier au plus vite le célèbre glacier Périto Moreno, côté argentin, tant que la météo est bonne à El Calafate. Le passage de frontière (pour la troisième fois!) se passe bien, il fait très beau (enfin!)et nous avons une vue magnifique sur les chaînes de montagne enneigées du Torrès del Paine que nous laissons derrière nous. Nous apercevons même nos premiers ? nandous ? au bord de la route, ces petites autruches américaines.

A El Calafate, nous posons nos sacs à l'Hostel de Los Manos dans une chambre avec salle de bain privée. Hélas, les prix étant élevés nous choisissons la chambre la moins chère, c'est à dire encore avec des lits superposés. 160 pesos (environ 32 euros), ce n'est peut-être pas trop élevé pour un séjour de 2 ou 3 semaines, mais sur un voyage de 1 an, cela compte! Nous sommes tous fatigués de ces derniers jours de transport, cela fait du bien de se doucher . Pour ce soir, nous nous contentons de rendre visite aux quelques flamands roses présents. Ici, le soleil ne se couche pas avant 21h...

Le célèbre glacier Perito Moreno se trouve à 80kms de la ville, et nombreuses sont les excursions proposées par les agences locales. Mais nous préférons nous y rendre par nous même, car en louant une voiture cela nous revient nettement moins cher, et ensuite cela nous permet de partir quand on veut, c'est à dire comme pour toute excursion, après la séance d'école avec les enfants. Enfin dernier argument, nous pouvons nous arrêter quand nous voulons et prendre des tonnes de photos en route... au prix évidemment de passer des heures à les trier!

ォ MAGNIFIQUE, EXTRAORDINAIRE, SUBLIME, MERVEILLEUX, TITANESQUE, GIGANTESQUE, MONSTREUX, BEAU, PARALYSANT, IMPRESSIONNANT サ. Nous avions vu de nombreuses photos du Perito Moreno, mais y être c'est vraiment différent, et dès le premier point de vue, nous sommes déjà subjugués.

Le Perito Moreno dans le parc de Los Glaciares est l'un des rares glaciers au monde qu'on peut admirer de la route et approcher facilement sans une expédition en bateau ou une grande randonnée à pied. Large de 5 kms sur 30 de long, haut de 60 mètres, c'est un monstre de glace blanche et bleue. De temps à autre, un morceau s'en détache, qui fait le bruit d'un grondement d'avalanche. Nous ne nous lassons pas de le contempler, depuis des passerelles aménagées à quelques centaines de mètres du glacier. Mon camescope est armé... au cas où un gros morceau se détache!

Alors que la plupart des autres glaciers dans le monde régressent, celui ci est stable et rejette autant de glace dans le lac qu'il en produit en amont. En fait le glacier descend peu à peu en se comprimant et épousant le fond de la vallée qui le conduit dans le lac Argentino. Au loin nous apercevons des petits points sur le glacier, ce sont une poignée de touristes qui ont opté pour un mini trekking sur le glacier. Nous prenons un catamaran pour être au plus près de la paroi de glace (300 mètres) car nous espérons assister à la naissance d'un iceberg. La vue est encore plus spectaculaire.

La petite plage de Muelle Wharf à 1km du glacier constitue un terrain de jeu idéal pour les enfants. Les icebergs sont tout près! Nous y restons facilement 3 heures: Tom et Alice faisant encore une énième cabane et jouant avec les morceaux de glace, tandis que nous admirons les petits icebergs qui en fondant se renversent et s'entrechoquent, nous faisant apparaître des formes nouvelles à chaque nouvelle .

Une autre excursion proposée dans le parc est une croisière sur le lac Argentino pour admirer notamment le plus grand glacier d'Argentine, le Upsala. Mais l'accès est devenu difficile suite à de nombreux effondrements du glacier et la formation de nombreux icebergs qui bloquent les bateaux à 15kms. Encore le réchauffement climatique! Nous remettons donc cette expédition à ... un autre tour du monde!

mercredi, octobre 7 2009

Bariloche, la région des lacs

Non Bariloche n'est pas en chocolat comme le croyait Tom, et ses fabriques de chocolat ne sont sans doute pas comparables à celle de Billy Wonka dans Charlie et la Chocolaterie! C' est simplement une grande ville, réputée pour sa station de ski souvent remplie de Brésiliens (à tel point qu'elle est surnommée Brésiloche!) et évidemment, comme vous l'avez compris, son chocolat. Il existe même du chocolat en branche qu'on ne trouve apparemment pas en France.

Le soir de notre arrivée, c'est une grande première: nous sommes invités à dîner chez une membre de l'association Servas, Maria-Elena. Elle est professeur de biologie à l'université et nous a permis de mieux connaître la vie des Argentins ainsi que Bariloche. Au fait, savez vous ce qui caractérise l'Argentin?

De 05-Argentine-Bariloche
Il boit constamment de la yerba de maté et se déplace même avec sa thermos....Nous, on trouve que c'est un peu fort, même en mettant du sucre, question d'habitude sans doute. Devinez ce qu'il y a au dessert avec le flan? Du dulce de leche bien sûr! Par contre, ça, on adore et on essaiera de s'en refaire en France: il suffit de faire chauffer un litre de lait entier avec 800 grammes de sucre ou de faire chauffer une boite de lait condensé. Vous aurez compris que nous avons pris quelques kilos en Argentine!

Le lendemain, le temps se dégrade l'après midi. Nous louons quand même une voiture pour quatre jours et nous visitons un peu les alentours du lac Nahuel Napi, la péninsule de Llao Llao avec ses chalets en bois et son hôtel de luxe. Les enfants apprécient surtout la ballade en télésiège pour admirer le point de vue, et la marche dans la forêt : il y a des bambous, des arbres immenses, des conifères (coihue, cyprès) de plus de 40 mètres de haut, et surtout des « arrayanes. », ces arbres au tronc couleur cannelle que l'on ne trouve que dans cette région.

De 05-Argentine-Bariloche
De 05-Argentine-Bariloche

Le mauvais temps se confirme le jour suivant, nous décidons alors de nous rendre directement

à San Martin de los Andes, à 200 kms de là, dans le parc national Lanin. La piste et surtout la neige qui tombe à gros flocons rendent ce trajet plus sportif que prévu!

De 05-Argentine-Bariloche

Le parc Lanin est connu pour ses communautés d'indiens Mapuche, nous partons donc à leur recherche près du lac Lacar, mais il n'y a là rien d'exceptionnel, seulement de petits villages qui ne semblent fonctionner qu'avec le tourisme estival. La vue est néanmoins superbe et c'est l'occasion de faire une belle randonnée car le soleil est de retour!

De 05-Argentine-Bariloche
De 05-Argentine-Bariloche

Nous trouvons un appart hôtel très confortable qui déclenche des exclamations ravies des enfants: « super! C'est génial! Il y a même des étagères! » suivies des disputes habituelles pour choisir le lit.

Nous poussons même l'enthousiasme jusqu'à faire de la cuisine en famille: crumble, tourte aux poireaux et surtout nos premières empanadas faites maison. L'impression de se sentir chez soi, d'ailleurs Tom voudrait vivre dans cette petite maison.

De 05-Argentine-Bariloche

Hélas, c'est déjà le moment de revenir sur Bariloche, nous reprenons donc la voiture sur la route des sept lacs. Chaque arrêt est le prétexte pour non seulement prendre des photos, mais aussi faire des cabanes, jouer avec le bois, ou encore s'exercer à tailler (pour Alice). Les enfants découvrent aussi les joies du javelot avec papa, champion toute catégorie. Nous goûtons la tranquillité des eaux translucides dans lesquelles se reflètent les montagnes enneigées. On regrette simplement de ne pas être en été pour pouvoir camper à notre guise. De même, nous serions bien restés un peu plus longtemps à La Villa Angostura qui nous paraît bien paisible par rapport à Bariloche, mais nous manquons de temps car demain nous partons au Chili.

De 05-Argentine-Bariloche

Le récit de Tom pour les copains

« Bonjour les copains

Bariloche est une ville où on fabrique du chocolat suisse. A Bariloche on a vu deux usines de chocolat. Il y avait des grosses machines; par ici, par là. Après on a acheté du chocolat. Le lendemain matin, on a loué une voiture, et on est parti loin loin! On a visité des lacs qui ressemblaient à des miroirs... A côté des lacs, il y avait des montagnes, et une presqu'île où on faisait du ski et du télésiège. Envoyez-moi des messages. Bisous. Tom »

vendredi, octobre 2 2009

El Bolson, nos premiers paysages de Suisse en Patagonie

C'est le miracle du bus de nuit, un changement total de paysage au petit matin....Nous avions quitté une pampa à l'herbe rase à Puerto Madryn, nous arrivons à El Bolson ce mardi matin 29 septembre dans un environnement de montagne : sommets enneigés, sapins et cyprès, vaches et prairies verdoyantes, c'est la suisse de l'Argentine.

De 05-Argentine-Bariloche

Coup de chance, ce jour là, nous dénichons un charmant chalet en bois à l'écart de la route, niché dans la forêt et longé par un alpage à moutons; nous sommes aux Cabanas del Valle Escondido appartenant à Miguel et Elba, des jeunes retraités de Buenos Aires.

Nous renouons avec le confort d'une petite maison pour nous tout seul, c'est un luxe et en plus ce n'est pas cher (130 pesos/jour) car nous sommes hors saison. Une adresse que nous recommandons aux voyageurs.

Le soir nous fêtons nos 3 mois de voyages. Déjà! Que le temps passe vite!

Tom et Alice se précipitent dans le jardin pour y construire des cabanes avec leur papa. Nos déplacements se font en bus local pour les courses, et aussi pour visiter les alentours du grand lac voisin, le Lago Puelo qui fait la frontière avec le Chili. Les jonquilles et les arbres sont en pleine floraison, mimosas, prunus, cerisiers, ce qui rajoute à la splendeur du lieu. 

Du lac la vue est splendide et nous pouvons admirer à loirsir les montagnes enneigés. Remarquez que nous avons retirés les manteaux, et même les pulls plus tard.

De 05-Argentine-Bariloche
De 05-Argentine-Bariloche

D'étranges animaux de Patagonie viennent nous rendre visite près de notre chalet: des bandurias, de la famille des ibis, et surtout des "terros" qui sont en pleine saison de nidification...nous apprenons à mieux les connaître grâce à la propriétaire qui en connaît en rayon sur la faune et la flore locale. Leurs cris étranges et stridents à la fois nous réveillent le matin, nous rappelant qu'ils sont maîtres chez eux.

 

Je profite aussi de cette pause de quelques jours pour faire la connaissance d'un professeur de géographie dans l'école de Lago Puelo (5500 habitants, 400 élèves), Ariel. Ce dernier vient me chercher en voiture au petit matin pour assister à un de ses cours avec des lycéens de 17 ans. Mais avant, il faut écouter l'hymne national de l'Argentine, les élèves d'un côté, les professeurs de l'autre.

Les élèves choisissent d'avoir cours de 8 heures à 13h, ou de 13h à 18h. C'est beaucoup moins qu'en France, mais du coup, je trouve qu'ils ont aussi l'air plus attentifs et plus réveillés... Aujourd'hui, le thème est la mondialisation. Ariel parle vite, tout en buvant de temps en temps du maté (la boisson argentine) et les questions fusent, vais-je être à la hauteur quand il faudra que je m'exprime en espagnol? Ariel me donne la parole, il faut que je me lance...Je parle un peu du système

éducatif français et de la France. Les élèves se révèlent très intéressés et me posent aussi des questions: quel est le climat? y a t il des problèmes de drogue? d'insécurité? d'immigration? J'en viens à parler de la guerre d'Algérie et des relations de la France avec ses anciennes colonies, mais aussi des multinationales françaises, de la société française, du salaire minimum...etc. Un échange très fructueux!

Ensuite, Ariel doit aller dans une autre école. La professeur d'informatique m'invite à assister à la première liaison de téléconférence avec une autre école argentine. Une élève arrive avec le drapeau argentin, et c'est reparti pour un coup d'hymne national. Un professeur me confie: cela se perd, les élèves chantent de moins en moins....signe des temps. Ici, la téléconférence se fait avec une école de Jujuy, à 2500 kms d'ici au Nord du pays, il faut dire que l'Argentine est tellement grande que cela favorise ce type d'expérience. A Jujuy, les élèves sont en uniforme, ce qui n'est pas le cas ici. Les élèves s'expriment tour à tour devant l'écran, quelle expérience enrichissante!

Demain nous partons pour Bariloche la ville principale de la province Rio Negro, le coeur de la suisse argentine. A nous le chocolat argentin!

mercredi, septembre 30 2009

Baleines, Pingouins et Eléphants de mer à Valdès

Ca y est, nous sommes en Patagonie! Nous venons d'atterrir à Trelew en provenance de Buenos Aires. Notre première  vision depuis le hublot est un paysage plat et désertique, traversé par des routes rectilignes. Peu de chose pousse, seuls les touristes et les moutons savent tirer profit de la nature.

A l'aéroport, Anne se voit confisquer ses pommes, le détecteur aux végétaux ne laissant rien passer. Un bon conseil, prenez les dans vos poches, car seuls les sacs passent au détecteur! Nous avons décidé de visiter la région en voiture de location, mais je ne parviens pas à louer une voiture directement à l'aéroport. Tant pis, nous prenons  un bus pour se rendre à Puerto Madryn, une ville plus touristique que Trelew, situé à 70kms et au bord de la mer. Arrivant tardivement à 20h, et de plus en même temps que  la horde d'argentins venant pour le week-end, nous avions réservé un hôtel, le El Retorno. La propriétaire Gladys est de bon conseil, et nous aide à louer une voiture, mais hélas l'hôtel est bruyant et surtout très cher pour la prestation: la Patagonie est une région plus chère que le Nord de l'Argentine. (200 pesos pour tous les quatre en dortoir). Heureusement nous faisons la connaissance avec 2 français, Jacky et Jean-claude, revenant de Ushuaia.  Je me retrouve tard dans la nuit à donner des cours d'informatique et les secrets de Picasa! Nous avons maintenant de nouveaux abonnés à notre blog.

 

Les trois jours suivants, nous explorons les alentours, en commençant par la colonie de pingouins de Magellan de Punta Tumbo. Ils sont partout, devant ou dans leur nid, le plus souvent par couples, et ne semblent pas autant souffrir des rafales de vent glacé que nous.  Semblable à lui même, Tom s'amuse à imiter leur démarche...

De 05-Argentine-Valdes
De 05-Argentine-Valdes

Si nous sommes surpris par le cri en trompette du pingouin, ce n'est rien à côté de ce qui émane de  l'éléphant de mer mâle, que nous rencontrons sur la péninsule de Valdès. Avantageusement pourvu de son appendice nasal, c'est un géant de 5 mètres paresseusement allongé sur sa plage de galet qui règne sur son harem de  femelles, quatre fois plus petites que lui. Son cri me fait penser à un moteur de voiture noyé dans de l'eau!  

De 05-Argentine-Valdes

Nous dormons deux nuits à Puerto Piramides, sur la presqu'île de Valdès. C'est un petit village bien tranquille au bord de l'océan, et surtout c'est un endroit privilégié pour voir les baleines: elles sont plusieurs bien visibles depuis le port, on peut même les voir sauter, frapper l'eau avec leur queue (on dirait un coup de fusil!), ou paresser sur le dos les nageoires en l'air, quel spectacle! La balade en bateau nous permet de les approcher encore davantage: on voit plusieurs mères évoluer avec leurs baleineaux, ces derniers sont si curieux qu'ils passent volontiers sous le bateau.

De 05-Argentine-Valdes
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