Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

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Bolivie

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jeudi, septembre 3 2009

Le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez

Qué maravilla! Quelles merveilles ces paysages que nous avons rencontrés pendant ces trois jours de 4X4! C'est sans nul doute ce qu'on a vu de plus beau et de plus sauvage depuis notre départ....

Nous sommes partis avec l'agence Oasis, en compagnie de nos amis Sophie et Jean-Baptiste (http://jbsophie.top-depart.com/) pour la plus grande joie des enfants, une cuisinière et un chauffeur, et quatre duvets bien chaud que nous avons loués. Le véhicule est confortable, le chauffeur prudent, nous faisons de nombreuses pauses photo. Il y a d'abord l'extraction de sel et le salar d'Uyuni, éclatant de blancheur. Les enfants sont très excités, car on le voyait au loin depuis déjà hier en arrivant sur Uyuni. Puis nous montons en haut de l'île d'Incahuasi sur le salar, les cactus sur cette île font plusieurs mètres de haut et ont parfois jusqu'à 1000 ans d'âge!

De 03-Bolivie-Uyuni
De 03-Bolivie-Uyuni

Mais on ne savait pas que respirer l'air vivifiant du Salar à 3650 mètres d'altitude allait faire des effets sur l'organisme de Tom qui se mit à prendre une taille de géant! Il faillit nous écraser et se mit à jouer avec la voiture:

De 03-Bolivie-Uyuni
De 03-Bolivie-Uyuni

Nous sortons vite du Salar (trop vite hélas!) mais pour faire de nouvelles découvertes inattendues: un bolivien nous fait visiter la grotte qu'il a découverte en 2003, on y voit des coraux au plafond et des algues fossilisées, qui nous rappelle que toute cette zone était recouverte d'eau il y a des millions d'années. La route, tantôt sablonneuse, tantôt caillouteuse, devient plus chaotique, et il faut faire attention aux lamas, qui traversent parfois la route sans crier gare. Le soir, nous dormons dans un petit village reculé, San Pedro, alimenté par un générateur d'électricité. Pendant que nous prenions le maté de coca pour nous réchauffer, nous avons rencontré une petite fille de l'âge d'Alice, Yoceline, qui nous a appris un jeu de cartes.

Après une nuit bien fraîche (il ne fait pas plus de 8°c dans la chambre mais il est vrai qu'on est à plus de 4000 mètres! ), nous entrons dans la zone des volcans du sud Lipez, les pierres volcaniques ont parfois des formes curieuses (Ejercito de Piedras).

De 03-Bolivie-Uyuni

Mais ce qui nous réjouit les yeux ce jour là, ce sont les quatre lagunes qui se succèdent, Laguna Canapa, Laguna Hedionda, Laguna Chiarcota et Laguna Ramaditas, étonnantes de couleur et peuplées de flamands roses. Nous les mitraillons de photos en essayant de prendre le meilleur point de vue se mariant avec les montagnes avoisinantes et les couleurs blanches, bleues ou vertes des lagunes.

De 03-Bolivie-Uyuni
De 03-Bolivie-Uyuni
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Devant tant de beaux paysages, on ne peut que sauter de joie!

Le Sud Lipez est entouré de volcans qui ont laissé des formes incroyables pour la plus grande joie de notre imagination. « Ouahh des rochers de gâteau au chocolat! Regardez c'est entrain de fondre! » Parfois on s'imagine le volcan en explosion projetant à plusieurs kilomètres à la ronde des rochers et de la lave. Le vent et un peu de neige suivent de prêt le 4x4, mais nous laisse le temps d'admirer l'Arbol de Piedra, encore le fruit des activités volcaniques et de l'érosion.

De 03-Bolivie-Uyuni

En fin d'après midi nous atteignons la lagune Colorada, étonnante de couleurs. Nous restons encore à admirer les flamands roses. Nous sommes contents de faire ce trajet en 4x4, car c'est largement plus confortable qu'en bus, ou encore en vélo! Nous sommes surpris de rencontrer 2 cyclistes sur la piste. Notre chauffeur nous indique que cela peut être dangereux à cause des tempêtes de vent pouvant emporter des cailloux. Il les traite de fous. Il y a 1 semaine, une tempête a même cassé les vitres de certains 4x4 qui n'ont pas eu le temps de s'abriter.

De 03-Bolivie-Uyuni

Le soir nous dormons dans un refuge où la température extérieure est négative, et celle intérieure nous demande de garder nos polaires (même pour moi, Marcellin). La nuit, ma montre indique une température de 6°C dans la chambre, certainement réchauffée par la chaleur dégagée par les 6 occupants. Le soir, encore une fois, le repas est délicieux, et on nous sert du vin chaud.

Mercredi 2 Septembre, nous nous levons à 4h30 du matin, réjouis car la nuit nous a paru très longue à cause du froid et aussi parce que nous ne sommes pas habitués à dormir dans des sacs de couchages. Depuis 2 mois, les 4 duvets que nous traînons dans nos bagages ont été utilisés une seule fois dans un bus de nuit pour nous réchauffer. Les hôtels disposent toujours de bon couchages, et même dans ce refuge, il y avait des couvertures.

Après une demi-heure de 4x4 en pleine nuit, nous admirons la fumée des geysers et l'eau bouillante des « pozos ». Seul Tom reste dans la voiture car le vent très violent est glacial, et la température en dessous de zéro. Avec le lever du soleil, Marcellin va héroïquement se baigner dans les eaux thermales à 37°c, le plus dur c'est d'en sortir!

De 03-Bolivie-Uyuni

La laguna verde et le volcan Licancabur (5900m) nous offrent une dernière vision glaciale, mais combien magique de la Bolivie.

De 03-Bolivie-Uyuni
La frontière chilienne est à quelques kilomètres, nous devons la passer avant midi. Nous prenons un bus pour san Pedro d'Atacama, à 1 heure de là....et là c'est la surprise! Une route superbement bitumée nous fait descendre de 2000 mètres en 20 minutes! Il fait bon, nous pouvons nous remettre en T shirt, quel changement avec la Bolivie! Les prochains jours seront consacrés au repos à San Pedro, nous en avons bien besoin...

dimanche, août 30 2009

Potosi et son patrimoine

Jeudi 27 août, nous quittons la ville de Sucre et embarquons dans le bus Emperador pour Potosi. Le paysage est toujours aride: peu d'arbres, et très minéral! Cette fois-ci, nous avons seulement 3 heures de trajet. A côté de nous, encore des Français! Pas étonnant, car nous sommes l'une des premières nationalités à visiter le plus la Bolivie. Et bien devinez! Il s'agit aussi de tourdemondistes, Jean-Baptiste et Sophie (www.jbsophie.top-depart.com) Nous les retrouvons le soir pour dîner.

Le vendredi matin nous visitons les mines de Potosi, qui ont fait la richesse de la ville dans les temps coloniaux. L'architecture, les églises et les monuments témoignent encore de cette période. Il paraît que les rues étaient même en argent! Aujourd'hui, on trouve surtout du Zinc dans ces mines et l'espérance de vie moyenne des mineurs ne dépasse pas 45 ans en raison des problèmes respiratoires.

Ci-joint un extrait du journal d'Alice

Chanter en travaillant « tut, tit, boum! ». Nous sommes aujourd'hui à Potosi dans les mines où un guide nous fait la visite. Dans les mines, les gens travaillent encore aujourd'hui à la pioche et à la dynamite! Nous leur avons acheté 2 paquets de feuilles de coca (comme ils ne mangent pas de la journée, ils prennent la coca), 2 bouteilles de soda et un paquet de dynamite! Les enfants de plus de 10 ans y travaillent aussi, mais nous n'en avons pas vu; par contre, on voyait les adultes qui travaillaient dans des conditions extrêmes!

De 03–Bolivie

Et effectivement, nous voyons ces mineurs tirer des Wagons très chargés par groupe de trois, faire du marteau piqueur dans une atmosphère irrespirable, on se croirait dans Germinal.....

De 03–Bolivie

 Vous pouvez voir à travers les photos que nous étions bien 'armés' pour cette expérience inoubliable. Et tous les cadeaux que nous avons achetés ont bien été utiles pour remercier les mineurs de nous avoir laissé voir leur quotidien si difficile.

De 03–Bolivie

La photo suivante montre un « Tio », le dieu de la mine en quelque sorte, les mineurs lui font des offrandes pour qu'il leur soit favorable: ils l'aspergent d'alcool pur, de feuilles de coca et lui donnent des cigarettes. Comme dit Alice, ils l'ont fait à leur image!

De 03–Bolivie

 Au final, les enfants ont adoré la visite, et Tom serait bien resté dans la mine pour casser des caillous avec le marteau!

 Nous visitons la « Casa de moneda » l'après midi tandis que le temps se dégrade. Nous avons même droit à des flocons de neige! Là encore, nous avons la chance d'avoir une guide qui parle français pour nous tous seuls! La visite se révèle passionnante. Nous passons d'abord par une galerie de tableaux du XVIème au XIXème siècle, avant de passer dans la salle d'exposition des monnaies. Les premières frappes de monnaie par les Espagnols au XVIème siècle n'étaient pas rondes, mais seul leur vrai poids en argent était important. A l'époque coloniale, les mêmes pièces circulaient en Espagne et en Amérique du Sud!

Le musée présente aussi tout le processus de fabrication -- les forges, les laminoirs, les salles de découpe et de frappe – à travers le temps en utilisant la force animale, puis la vapeur et enfin l'électricité au XXème siècle. La production de monnaie s'est arrêtée en 1950. La monnaie bolivienne est maintenant produite à l'étranger à travers de grands appels d'offre internationaux. La France a longtemps fabriqué les billets! A voir absolument le laminoir du XVIIIème en bois de chêne vert importé d'Espagne. Enfin, pour finir la visite du musée, Alice et Tom ont droit à leur pièce en cuivre que je frappe moi même.

De 03–Bolivie

 Le samedi, c'est une grande fête à Potosi, la « entrada de los Chutillos ». Nous assistons à des danses accompagnées d'orchestres, toutes plus colorées les unes que les autres: un plaisir des yeux qui dure tout le week-end.

De 03–Bolivie
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Nous partons maintenant pour Uyuni pour le célèbre Salar du même nom, et avons une pensée particulière pour tous ceux qui font leur rentrée la semaine prochaine. Bon courage à tous!

 

jeudi, août 27 2009

Coca, Sucre et Dinosaures

De retour à la Paz, nous en profitons pour visiter un peu mieux la ville. Alice et Tom découvrent avec bonheur une bibliothèque de livres français à l'Alliance Française! Cela tombe bien, il y a d'autres alliances françaises, à Sucre notamment.

Au musée du coca de la Paz, nous découvrons les divers usages de la feuille de coca. Cette dernière était connue depuis toujours par les populations andines : encore aujourd'hui elle est sensée favoriser la communication entre les dieux et les hommes et est utilisée dans la plupart des fêtes. Les Boliviens la récoltent trois fois par an, puis la font sécher.

Elle était utilisée comme analgésique par les Incas pour les opérations. Puis elle a été condamnée par l'Eglise au XVIes comme diabolique, mais les Boliviens l'utilisent encore aujourd'hui pour tromper la faim, supporter l'altitude et les difficiles conditions de vie dans les mines de Potosi. Elle a même été utilisée par le pharmacien Pemberton pour l'invention d'un célèbre breuvage en 1886 aux Etats-Unis: le coca-cola! En 1950, un rapport de l'ONU condamne le coca comme responsable de la pauvreté de la Bolivie. C'est aussi à partir de cette feuille que serait fabriquée la cocaine....

Alors merveilleuse ou diabolique? Le débat n'est pas tranché, l'actuel président de la Bolivie Evo Morales était un ancien cultivateur de coca et tend à développer cette culture condamnée par les Etats-Unis. La feuille de coca a a encore de longs jours devant elle....

Alice trouve que le maté de coca a un goût d'épinard, mais c'est une autre histoire!

Après une nuit en bus cama grand confort, nous arrivons à Sucre en Bolivie, capitale historique et religieuse du pays. Nous avons découvert un peu plus de l'histoire bolivienne, à la Casa de la Libertad.

La Bolivie doit son nom à Simon Bolivar, considéré comme le libérateur et le Napoléon de l'Amérique latine. Elle a obtenu son indépendance en 1824 avec l'aide du maréchal Sucre, qui en est devenu le premier président de la République....à 30 ans!. Les couleurs du drapeau sont le jaune pour la richesse des minerais (d'argent de Potosi) le rouge pour le sang tombé des patriotes, le vert pour les richesses végétales (Amazonie). Sur le blason, on retrouve comme en Equateur le lama, le condor, mais aussi la montagne de Potosi, source de la richesse passée mais aussi de la mort de milliers de personnes...

De 03–Bolivie

Le lendemain, direction le musée du crétacique pour voir des empreintes de dinosaures. On a retrouvé plus de 4000 traces de dinosaures près de Sucre!!! Le plus étonnant, c'est qu'elles figurent sur une paroi quasi verticale, parce qu'à l'époque (68 millions d'années avant JC), tout était plat et l'océan arrivait jusqu'ici. Ce n'est qu'après que la cordillère des Andes s'est formée.

De 03–Bolivie
De 03–Bolivie

au musée du crétacique, nous avons appris à distinguer les herbivores des carnivores à leurs empreintes et à leurs oeufs (ronds chez les herbivores, allongés chez les carnivores). Il y a même des reproductions de diplodocus grandeur nature! Tom était tout excité, comme vous pouvez l'imaginer, devant de tels monstres

De 03–Bolivie

vendredi, août 21 2009

Séjour dans la Pampa depuis Rurrenabaque

Dimanche 16 Août, l'avion qui nous emmène dans l'Amazonie fait partie de la compagnie militaire TAM (Transporte Aero Militar). Nous sommes seulement 10 passagers; c'est la première fois que nous voyageons dans un si petit avion, un AVIC M60 (de fabrication chinoise je crois), capable de transporter huit fois plus de passagers. Le survol des sommets enneigés est incroyable. Les enfants sont excités comme nous. Nous passons la petite heure de vol entièrement collés aux hublots à admirer la vue.

De Rurrenabaque-blog
Rapidement les paysages de l'Alti-plano se transforment en paysage d'Amazonie: les collines se couvrent de forêts et de grandes rivières commencent à se dessiner. L'avion se rapproche peu à peu du sol, et on distingue bien maintenant les palmiers. Enfin une route, une seule et droite sur des dizaines de kilomètres. On se rapproche d'un endroit habité; c'est Rurrenabaque, et c'est une piste en herbe qui nous accueille. Avant de descendre de l'avion, nous retirons nos polaires: il fait 30°C, et une chaleur moite, presque insupportable nous accueille, rien à voir avec les 15°C de La Paz.

L'Amazonie n'est pas un pays, mais une grande région d'Amérique du Sud aussi grande que l'Europe, et recouvrant une grosse partie du Brésil et du Paraguay, mais aussi de la Bolivie, du Pérou, de l'Equateur, de la Colombie, du Vénézuela et de la Guyane. Rurrenabaque, c'est la principale ville de départ en Bolivie pour les expéditions dans la Jungle ou dans la Pampa. Pour s'y rendre, c'est 14h de bus de jour sur de la piste et si tout va bien, ou bien 1h d'avion. Notre choix a été vite fait.

Le grand plaisir d'un tour du monde, c'est aussi que nous avons du temps, et que lorsqu'un endroit nous plait, on peut y rester davantage. Bien conseillés, on a donc programmé de rester plus de jours à Rurrenabaque. La première journée, en cherchant un nouvel hôtel -- le premier Santa Anna était trop bruyant – nous tombons sur un défilé des écoles primaires, apparemment des élèves de 5-6 ans, qui paradent en costumes devant les représentants de la ville. Cela se passe sur la place principale devant la maison de la Marine bolivienne et à côté de notre nouveau hôtel, l'Oriental (200 Bls pour tous les 4 avec ptit-dej). On aura droit à plusieurs discours rappelant l'importance de l'école, des droits de l'enfant, et bien sûr de la patrie bolivienne . C'est sérieux, et une centaine d'écoliers défilent avec la bannière de leur école.

De Rurrenabaque-blog

Nous passons ensuite une bonne partie de la journée dans une grande piscine de plus de 20 mètres de long à l'hôtel El Ambaibo. C'est incroyable, il n'y a personne, et nous en profitons énormément.

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Mardi 18 Août, c'est parti pour la Pampa. Nous avons contracté cette expédition avec l'agence Carracol dont nous avions aimé le discours sur le développement durable. Le tarif est identique aux autres agences: 600 Bolivians (60 Euros) par personne pour 3 jours et 2 nuits. Cela peut paraître donné pour la France, mais c'est relativement cher pour la Bolivie. Et si je vous dis que les enfants payent mi tarif!

Le 4x4 est indispensable pour quitter la ville. Il n'y a aucunes routes goudronnées. La ville Rurrenabaque elle-même a quelques rues 'bétonnées', mais la plupart sont recouverte de galets soigneusement alignées. C'est donc de la piste que nous prenons pendant 2 heures, fermant nos vitres à chaque fois que nous croisons un autre véhicule pour limiter la quantité de poussière dans la voiture. Zut! La poussière passe par le coffre. Rien à faire! Mais n'est-ce pas l'aventure?

Nous sympathisons avec notre groupe composé aussi de 2 espagnols et 3 tchèques.

Enfin, nous arrivons à Santa Rosa, mangeons, et prenons une pirogue pour 3 heures le long de la rivière Yacuma. Il fait toujours aussi chaud, heureusement que cette rivière regorge d'animaux les plus divers: les enfants s'amusent à compter les caïmans verts et noirs, les tortues, les hérons, aigrettes et cigognes; nous découvrons d'autres animaux que nous ne connaissions pas: capibaras, jabirus, hoatzin(sereres).

De Rurrenabaque-blog
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Nous atteignons enfin l'endroit où nous devons dormir, quelques cabanes avec moustiquaires, à côté d'arbres magnifiques. Mais avant de dormir, nous faisons une dernière balade de nuit sur la rivière avec notre guide, pour admirer les étoiles et les yeux rouges des caïmans. Nous sursautons au moindre bruit: caïmans en chasse qui se jettent à l'eau, oiseaux nocturnes dérangés par notre embarcation. Un moment très fort pour les enfants!

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Les deux jours suivants, nous mangeons des repas de rois, et profitons encore de la faune. Pendant que je pars à la recherche des anacondas dans les herbes hautes avec de l'eau jusqu'aux genoux, Anne reste avec les enfants qui font des cabanes avec des lianes. Le guide nous avait averti que, le tourisme se propageant et le nombre de prédateurs des bébés étant nombreux, voir un anaconda devenait de plus en plus rare. Et c'est évidemment au moment où on ne l'attendait plus qu'on en vit un. J'ai eu juste le temps de le filmer, ainsi pour prouver ma bonne foi, mais aussi le montrer au guide qui s'était aventuré plus loin, désespéré de pas pouvoir nous en montrer un!!!

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Dans le programme, il y eut aussi la pêche aux piranhas, et Alice s'est montrée la championne toute catégorie à ce sport avec 7 poissons pêchés en une heure, plus que le groupe réuni!

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Enfin nous nous baignons avec les dauphins roses, mais sans pouvoir réellement les approcher. Il est étonnant de trouver ce mammifère, cousin lointain de celui des mers, dans ces rivières infestés de caïmans. Heureusement ces derniers ne les attaquent pas, nous non plus d'ailleurs, sans quoi nous ne serions plus là pour vous le raconter!

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Les singes, des chinchellos, sont souvent présents à notre campement, l'occasion de voir leur agilité et leur mimétisme: quand l'un d'entre eux fait pipi, tous les autres viennent à côté de lui pour faire pareil!

Nous revenons fatigués et marrons de poussière dans le trajet de retour du 4x4, avec quelques imprévus aussi: une panne (un petit quart d'heure d'arrêt), et une pluie torrentielle en arrivant à Rurrenabaque. Nous apprenons d'ailleurs que notre avion prévu le lendemain est annulé pour raisons météo, et repoussé au dimanche suivant. Il faut donc que nous restions un jour de plus ici, le temps de changer de compagnie aérienne...Nous qui voulions retourner nous baigner dans la piscine, vu les nuages, il va falloir changer nos plans...Mais bon, on a tout notre temps, ce qui n'est pas le cas des autres touristes bloqués ici qui font grise mine!

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dimanche, août 16 2009

LA PAZ, la mégapole la plus haute du monde

Le 14 août 2009, nous quittons avec regret Copacabana, où nous mangions en terrasse pour vraiment pas cher (l'équivalent de 1 euro le menu), et aussi où nous aimions la proximité du lac Titicaca!

De Copacabana à La Paz, il y a 3h30 de bus toujours à plus de 4000 mètres d'altitude. Ce dernier longe le lac Titicaca, puis le traverse sur un bac à vide, pendant que nous prenons le bateau pour dix minutes, avant de remonter dans le bus de l'autre côté. A voir la photo de notre bus, vous comprenez qu'on se sent plus rassuré de traverser sur un autre bateau!

De 03–Bolivie

Nous quittons brusquement l'altiplano pour plonger dans une vallée, d'où nous avons une vue spectaculaire sur l'agglomération de La Paz, à 3600m d'altitude: des maisons accrochées aux montagnes, des immeubles au centre, avec au fond le sommet enneigé de l' Illampu (6480m). Anne peut enfin voir la ville qu'elle enseigne aux élèves de 5ème.

De 03–Bolivie

Grâce à Juliette Narcy, une Française (originaire de Saint Thomas à 15kms de chez nous, décidément le monde est petit !) de l'agence Llama trek sur l'avenue Illampu, nous réservons l'avion pour aller à Rurrenabaque prévu du 16 au 21 août. Notre séjour en Amazonie ayant été très bref en Equateur, nous avons envie de compléter cette expérience de jungle en Bolivie, car on nous a dit qu'il y avait pas mal d'animaux à voir. Ce n'est pas donné, mais une telle occasion ne se représentera sans doute plus!

Après avoir hésité, nous logeons le soir même à l'hôtel Alem, dans une « habitacion triple » (135 Bolivians la nuit), et essayons une pizzeria délicieuse, plus chère qu'à Copacabana mais avec internet !

Le samedi 15 août, est prévu pour la visite de la Paz. Les enfants n'ont pas très bien dormi, et explorer la ville se révèle un véritable parcours du combattant pour eux: il faut se frayer un chemin entre des trottoirs très étroits souvent pleins de trous, et encombrés de vendeurs ambulants, et des combis qui nous frôlent et déboulent à tous les coins de rues. Bonjour le stress pour traverser!

Heureusement, nous trouvons des rues piétonnes plus calmes.

De 03–Bolivie

Chaque rue se spécialise: celle des ustensiles de cuisine, celle des tissus, celle du bricolage, celle des vêtements, celle des musiciens, celle des souvenirs pour touristes... Soudain on tombe sur la rue des sorcières – c'est ce que dit notre guide! En fait, on y vend des « kits » pour offrandes et des tas de choses étranges comme des foetus de lama!

De 03–Bolivie

Nous allons voir le musée des instruments de musique qui se révèle une vraie découverte pour les Alice et Tom: charangos, sicus... Ils sont enchantés de pouvoir essayer les instruments les plus variés !

De 03–Bolivie

Après une séance de skype dans le Burger King de la calle Socabaya, nous retournons à l'hôtel pour que les enfants puissent faire leurs devoirs et se reposer un peu, ils font l'acquisition de jolies trousses colorées, cela leur fera un souvenir. Marcellin s'achète un nouveau chargeur de batteries de camescope (le Canon HF100 ne recharge plus!), dans encore une autre rue spécialisée. Demain, nous partons une semaine pour la jungle et la pampa de Rurrenabaque!

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