Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

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vendredi, février 19 2010

les 4000 îles et le plateau des Bolovens au Sud Laos

Si Phan Don, les 4000 îles

Paksé, la porte du sud du Laos. Pour une fois, la nuit en bus depuis Vientiane n'a pas été trop mauvaise, car nous étions dans un véhicule extraordinaire!

Notre bus était équipé de vraies couchettes, certes étroites mais complètement horizontales, et de plus, en lits superposés comme dans un train. Même le sol était éclairé par une rampe lumineuse, c'est assez magique! Tom et Alice sont contents de tester un nouveau mode de transport; ils ne sont pas les seuls et c'est une sorte d'euphorie générale qui règne dans ce bus un peu spécial ce soir là. Petite précision de Marcellin, mieux vaut mesurer moins de 1m75, ne pas avoir de larges épaules...et connaître la personne avec qui on partage sa couchette! Aller aux toilettes, en l'occurrence des toilettes à la turc est un haut exercice d'équilibriste, comme vous pouvez l'imaginer...

Au terminal de bus de Paksé à 6 heure, Marcellin suggère: « pourquoi ne pas enchaîner sur un bus partant vers le site de Si Phan Don? » Nous hésitons. Les 4000 îles se trouvent à 3h de là, à la frontière du Cambodge, à un endroit où le Mékong forme un vaste bassin de plusieurs kilomètres de large. Finalement, c'est ce que nous faisons. Mais dans quelle île loger? Il y a 3 îles accueillant des touristes: Don Kong, Don Det et Don Khon. La première est la plus grande, la deuxième la plus petite et la dernière la moins « polluée » par le tourisme. Nous décidons de nous rendre à Don Khon

Trois heures et une demi heure de pirogue plus tard, la famille Dagicour largue enfin les amarres sur l'île, harassée par le voyage, la chaleur, et le poids de bagages. Il n'est pas loin de midi, il faut encore trouver une guesthouse libre. C'est finalement chose faite au Pan Guesthouse, la chambre est confortable et bien située en face du Mékong (voir photo ci-dessus),

mais il faudra nous contenter d'un grand lit pour trois personnes et d'un lit simple.....pour la Saint Valentin, on a connu mieux! Inutile de préciser que ce jour là, les enfants n'ont pas fait école, il y a des limites à l'endurance humaine...

Au matin, nous sommes réveillés par le bruit des bateaux à moteur sur le Mékong. Nous partons tôt (8h, il fait déjà 28°C) pour faire le tour de l'île à vélo. Cette fois, Tom a le sien. Nous serpentons au milieu des rizières desséchées et de la forêt (noix de coco et kapoks), quelquefois le chemin est caillouteux et il faut pousser fort sur les pédales.... quelle sueur!

Heureusement, nous trouvons un endroit sympa pour nous baigner dans le Mékong, assez loin des chutes pour ne pas être entrainer par le courant, et au milieu de petites embarcations de pêcheur. On nous propose à plusieurs reprises de nous emmener voir les dauphins sur le Mekong, mais nous savons que nous ferions que les apercevoir de loin, et nous les avons déjà vus en Amazonie!

Sur les chutes des constructions bizarres en bambous semblent suspendus sur les rochers. En fait, en saison des pluies, ils servent à piéger les poissons!

L'île est paisible et pas encore envahie par le tourisme de masse. Nous savourons les siestes l'après-midi, de toute façon il n'y a pas grand chose à faire sous cette chaleur.

Le plateau des Bolovens

De retour à Paksé le 15 février, nous tombons sur un camping car français devant l'hôtel Paksé où nous logeons ce soir.

C'est la famille Pouliquen (http://www.levoyagedespouliquen.com/)avec leurs trois filles, Marie, Lucille et Violette. Le monde est petit, ils sont les amis de la famille Motte avec qui nous avons passé Noël en Australie. Avec Marc et Hélène, qui circulent eux dans Bucéphale http://www.camion4x4.com/ , nous allons manger tous ensemble une fondue lao dans une gargotte près du Mékong. Ils nous racontent leurs anecdotes et c'est l'occasion de compléter nos connaissances en terme de voyage longue durée en camping-car.

Ils nous conseillent d'aller quelques jours au plateau des Boloven, voir les cascades de Tad Lo.

Ces cascades sont plaisantes, car situées sous les arbres. Nous nous y baignons plusieurs fois, comme les enfants du coin, en admirant le bain des éléphants du Tad Lo Lodge. Notre guide, Sam, qui est aussi notre hôte pour deux nuits dans sa guesthouse, nous fait visiter les villages Katus et Alak des alentours. Nous rencontrons même une classe en plein air, sous un arbre, dans l'attente de la restauration de leur école. Comme souvent, Alice et Tom attirent l'attention des élèves et de leurs maitres. Cette marche de 4heures pour aller voir les cascades ne présente d'autre difficulté que la chaleur toujours présente car le chemin n'est guère ombragé: c'est la saison sèche, où les paysans brûlent leurs champs, et tout est très sec ici et très poussiéreux.

Pour une fois, nous faisons vivre une famille de six Laotiens, et nous assistons à leur vie depuis la terrasse de nos deux bungalows, ainsi qu'au passage des enfants et des multiples animaux du village: troupeau de vaches, cochons, chiens, poules....Dur dur de faire l'école entre les beuglements et le bruit des cigales!

Les enfants profitent des crêpes bananes chocolat, ainsi que des jus frais, au petit déjeuner et au quatre heure dans le restaurant sympathique de Tim, qui parle un bon français.

Sur le trajet du retour à Paksé, nous pouvons apercevoir de nouveau les plantations de café. Les grains ont été récoltés récemment et sèchent au soleil dans des enclos pour éviter certainement d'etre dévorés par les nombreux animaux en liberté. Introduite par les Français dans les années 1920, la culture du café se concentre à 99% sur le plateau des Bolovens. Néanmoins le Laos demeure un producteur mineur à l'échelle international (0,2%), mais représente un enjeu important au niveau régional: 15000 familles le cultivent soit 80% du plateau. Le café représente d'ailleurs 16% des exportations agricoles du pays, essentiellement vers des pays européens tels que la Pologne et la Suisse. A notre retour nous regarderons si l'on trouve du café laotien dans nos rayons bio.

Nous ne verrons pas de café sur le grand marché de Pakse, mais étonnamment du bon pain français, 5000 kips la piece, soit 50 centimes d'euros. Le marché est très coloré et on y de trouve de tout.

jeudi, février 18 2010

Notre itinéraire en Asie du Sud-Est

Mais où est la famille Dagicour? Voici une carte qui vous permettra de localiser nos principales étapes en Asie du Sud-Est.

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vendredi, février 12 2010

Vélo et baignade à Vang Vieng

La route partant de Luang Prabang est formidable, encore faut-il supporter les virages sans fin, qui nous ballottent de gauche à droite, et faisant apparaître à chaque fois deux ou trois virages de plus, mais aussi des paysages fantastiques à plus de 180°. La route longe les crêtes des montagnes et nous culminons entre 800m et 1400m d'altitude. Autour c'est une végétation dense et de plus en plus domestiquée par l'homme pour y planter hévéas et tecks en tout genre, mais au loin nous commençons à apercevoir le paysage karstique qui nous attend à Vang Vieng.

Nous connaissions déjà une face de Vang Vieng avant même d'y aller. « Vous allez voir », nous ont dit de nombreuses personnes, « là bas, il faut aimer la musique forte, et ne soyez pas choqués si vous voyez des touristes en bikinis! ». En fait, même le guide du routard pointe du doigt la ville qui est tout ce que les autres endroits du Laos doivent éviter. En fait, Vang Vieng a développé le tourisme autour du « Tubing » , ni plus ni moins que la descente de la rivière dans des chambres à air de camion. Evidemment ce sont les plus jeunes qui s'y adonnent contents de parfaire aussi leur bronzage avant de retourner en Europe, toujours en hiver – et il semblerait que cette année il soit particulièrement dur!

Avisés, nous cherchons une guesthouse à l'écart, et grâce au tuyau d'une autre famille tourdemondiste nous précédant de quelques mois, nous posons aujourd'hui mardi 9 Février nos bagages au Thavisouk Resort, dans deux bungalows situés autour d'une cours et proche de la Namsong River. Autre avantage il y a un restaurant avec une vue directe sur la rivière et le paysage karstique

Le lendemain nous entreprenons une excursion en vélo. Ne trouvant pas de vélo à la taille de Tom, je décide de l'emmener à l'arrière du mien, et nous voilà tous partis sur les sentiers du Laos.

Notre objectif se trouve à 7km, il s'agit de la grotte Poukham où, parait-il, il y a un Bouddha allongé. Nous arrivons en sueur, mais il nous faut encore gravir un escalier dans la roche très raide.

A l'intérieur, c'est d'abord une impression de chaos qui nous saute aux yeux. Les rochers y sont imposants, déformés et tranchants, mais aussi entourés de quelques stalagmites.

Au centre, il y a ce fameux Bouddha que certains viennent honorer. Nous ne tenterons pas l'aventure plus loin dans la grotte, n'ayant pas les chaussures adéquates. Les enfants sont déçus, y voyant déjà un méga espace de jeux tandis que les parents, eux, y voyaient le danger partout.

Au pied de la grotte se trouve un magnifique lagon d'un bleu clair nous rappelant les lacs en Patagonie australe; il est baignable et nous nous y précipitons pour aller chatouiller les nombreux poissons s'y trouvant.

De 10 - Laos

Au retour, nous allons manger dans un restaurant de l'association Saelao (www.saelao-asso.com), fondé par une toulousaine et un Lao. Nous discutons avec les jeunes volontaires qui donnent des cours d'anglais. Nos enfants sont invités pour la session de 19h, mais nous déclinons avec regret, car il faut rentrer sur Vang Vieng. Sur la route poussiéreuse, nous croisons comme à l'aller des boeufs, des poules, des coqs et des femmes transportant leurs fardeaux.

Après 4h de bus, nous venons d'arriver à Ventiane la capitale du Laos qui ne présente pas trop d'intérêt, sauf un délicieux restaurant indien le Taj Mahal où nous mangeons de délicieuses naans. Nous repartons demain soir pour Paksé en bus de nuit... A suivre.

lundi, février 8 2010

LUANG PRABANG, l' ancienne ville royale au bord du Mékong

De 10 - Laos
Voyager en bus au Laos, c'est rude, En vertu du premier arrivé, premier servi, nous n'avons jamais pu choisir nos places dans les bus, même en arrivant une heure avant le départ. Ensuite, il faut se tasser entre des sacs de riz et légumes et jouer des coudes pour tenter d'arriver à la banquette arrière. Et puis il y a les routes en travaux dans des zones montagneuses, des virages sans fin, et un trajet prévu sur cinq heure qui fera invariablement une de plus, voire plus en cas de panne. Et là, contre toute attente, nous n'avons jamais croisé autant de Français, des routards en quête d'aventure.

Quand Tom entend parler français, il en lache en général un “bonjour” très sonore pour nouer connaissance.

“Tiens, un petit-français!” dit une une mamie routarde

“Nous faisons le Tour du Monde”, réplique Tom du premier coup. Et les deux enfants de réciter l'ensemble des pays dans l'ordre. (Ils sont fiers mais nous voudrions les inciter à plus de modestie, après, on ne sait plus où se mettre!).

“ Vous en avez de la chance, vous n'avez pas l'école?”

“Ben si justement, avec papa et maman.” Et la conversation continue quelques minutes. Ce scénario s'est reproduit souvent pendant le voyage.

Après notre petite incursion hors des sentiers battus, dans le nord ouest du Laos, il est temps de revenir vers des sentiers plus adaptés au tourisme en famille, pour se poser et faire notre lessive. Les enfants rêvent d'une bonne pizza. Il nous faudra quand même deux jours de bus sur des pistes en travaux (c'est la Chine qui finance, en échange de certaines matières premières..) pour parvenir jusqu'à Luang Prabang, l'ancienne ville royale du Laos.

Nonchalamment posée au bord du Mékong, Luang Prabang est une ville attachante et magnifique, officiellement protégée par l'Unesco depuis 1995. Nous y trouvons une guesthouse confortable pour un prix assez raisonnable (100.000 Kips par chambre): la Philaylack Villa Guesthouse.

C'est au marché de nuit que nous réalisons l'ampleur du tourisme à LP; tous les tours opérateurs doivent certainement y passer.

De 10 - Laos
Quelle différence avec Muang Sin! Le premier jour nous avons l'impression d'être des paysans qui découvrent la ville avec des yeux héberlués. D'ailleurs nous avons troqué nos rudiments de lao contre de l'anglais. Le marché est immense: plus de 500m de long, et des tonnes d'idées de souvenirs: vêtements, dessus de lit, sculptures, pièces anciennes, nappes...etc.

Le lendemain, pendant la visite de l'ancien palais royal (avant l'ère communiste) construit à l'époque de la colonie française, nous tombons une fois de plus sur une famille de Français qui voyagent pour sept mois avec leurs trois enfants. L'occasion de prendre ensuite un verre ensemble. Les enfants énumèrent les pays vus, les animaux rencontrés, des pépins qui leur sont arrivés (toujours optimistes!!) et enfin leurs loisirs en voyage.

Luang Prabang est une ville très religieuse, elle comporte des temples extraordinaires, nichés dans le calme et la verdure. Le plus ancien est le Wat Xieng Thong construit en 1560 par le roi Setthathirat. Il est très riche en scuptures et peintures. Mais les enfants aiment aussi le Wat Tham Phousi, perché sur le mont Phousi et situé dans une sorte de grotte abrittant un bouddha en méditation.

Nous aimons cette vision des moines en robe orange que nous croisons partout ici. T

De 10 - Laos
ous les matins, à l'aurore, un rituel, le “riras”, les fait défiler pieds nus dans la rue principale Sisavong pour quémander de la nourriture (du riz, des bananes) suivant la tradition bouddhiste. Nous observons de loin ce cortège, mais ce n'est pas le cas pour certains touristes sans respect qui n'hésitent pas à se poster face aux bonzes avec leurs gros appareils photo et leurs flashs, malgré de nombreux panneaux d'avertissement.

Mais Tom a besoin de se défouler. Et si nous refaisions encore un peu d'éléphant? Nous partons à la journée pour une ballade dans la nature, dans la jungle, près des cascades et le long de la rivière.

Alice écrit: «  Quelle journée! Nous avons commencé par faire de l'éléphant, puis nous avons été nous baigner avec eux ( nous étions sur la croupe de celui ci).

Enfin, nous avons fait du kayak pendant deux heures. L'arrivée fut épouvante car maman et moi avons dérapé sur des rochers et notre kayak s'est retourné dans les rapides! Enfin nous sommes arrivés à l'hôtel après une panne et nous sommes tous crevés mais heureux! »

Une petite précision de la maman qui tient à rassurer les mamies: on a eu plus de peur que de mal! En revanche, il n'est pas sûr qu'Alice remonte en kayak de si tôt avec sa mère....

Cette promenade sur la rivière nous permet de voir que la vie des villageois au Laos est beaucoup tournée vers la rivière: des enfants qui nagent, des pêcheurs, des buffles, des femmes qui se lavent ou lavent leurs vêtements, des éléphants, ils sont tous dans l'eau, par devoir....ou par plaisir.

mardi, février 2 2010

Nos premiers jours au Laos à Luang Nam Tha et Muang Sing

Passage au Laos

Jeudi 28 Janvier, pour notre dernière soirée en Thailande, nous nous offrons le mets suprême... une fricassée de larves de bananiers et des sauterelles. Les enfants vous raconteront au retour comment ils ont apprécié le plat, mais pour les parents, nous avions l'impression de manger des crevettes bien grillées!

Le lendemain, le tuk tuk arrive pour nous amener au terminal de bus: va t on réussir à y caser tous nos bagages? Heureusement, il n'y a que deux heures de bus jusqu'à la frontière de Chiang Kong.

Enfin le Mékong, ce fleuve mythique qui traverse 7 pays en Asie du Sud -est, nourrit 90 millions de personnes et sert de frontière géographique entre le Laos et la Thailande. Nous avions fait des passages de frontières en avion, en bus, à pied, mais aujourd'hui, c'est une première: nous le faisons en bateau, en « longtail » précisément...

A cet endroit, il y avait autrefois le Pqa Béuk, un poisson-chat géant mesurant jusqu'à 3m de long, mais la construction de barrage hydro-électrique et la surpêche ont fortement réduit le nombre de ces spécimens. De l'autre côté du fleuve, ce sont les formalités d'entrée au Laos qui nous attendent. “Bonjour monsieur” C'est vrai ici, on parle un peu français, reste de la colonisation. Nous devons évidemment remplir les formulaires habituels; nous connaissons maintenant par coeur nos numéros de passeport.

Nous pensions rester une nuit ici, mais voilà qu'une personne nous propose de nous emmener directement à Luang Nam Tha dans son minibus. Nous hésitons; notre guide, le Lonely Planet vieux de 3 ans, nous indique que le trajet se fait en 8h en bus. Notre interlocuteur dit que cela lui prendrait 3 heures, et en plus il nous fait un bon prix, 1500 Bahts; L'affaire est conclue, ce soir nous serons au coeur du parc Nam Tha. Et pour une fois, on roule à droite!

A bicyclette à Luang Nam Tha

Le trajet jusqu'à Luang Nam Tha reste éprouvant: beaucoup de virages et de nids de poules, et des villages en bambous qui nous plongent dans un pays bien plus pauvre que la Thailande. Des enfants en âge d'être scolarisés, transportent des herbes au bord de la route, nous n'avions pas vu cela depuis la Bolivie. Cela fait un choc...

A Luang Nam Tha, nous trouvons une guesthouse très calme après trois tentatives sans succès. Le lendemain nous sommes surpris par la fraicheur de la brume, et nous renfilons nos deux polaires, cela faisait longtemps! Les bicyclettes sont plus nombreuses que les voitures, nous trouvons des vélos à la taille des enfants, et c'est parti pour quatre heures à travers les rizières. Tom exulte, mais très vite les routes s'avèrent poussiéreuses et cahotantes. Nous nous arrêtons pour traverser un pont en bambou, admirer des villageoises tissant la soie ou fabriquant de la feuille de riz.


Nous mettons bien une heure à parcourir les trois kilomètres

jusqu'à la fête bouddhiste locale, qui nous a été signalée. Mais Tom déraille sans arrêt, il fait chaud à présent. Enfin, nous apercevons le stupa, il ne nous reste plus qu'à monter la centaine de marches jusqu'en haut, avec les autres visiteurs....l'estomac dans les talons, nous nous attablons aux stands, mais en guise de repas, ils ne vendent que des salades de papayes super épicées, des pattes de poulet grillées et des petites brochettes de poulet. Tant pis, ce midi là, les enfants ne mangeront pas grand chose, et se rattraperont sur des bananes et des gaufres en revenant en ville.

Le jour suivant, les enfants ont une terrible déception. En commandant un porridge au restaurant, ils obtiennent une soupe au poulet! Il est trop tard pour changer, il nous faut prendre le bus pour Muang Sin, à deux heures de là. Heureusement, nous attrapons au vol des yaourts et un paquet de biscuits pour compenser.

Muang Sin est un petit bourg à dix kilomètres de la frontière chinoise. Malheureusement, impossible de trouver des vélos pour enfants, il fallait s'y attendre car les touristes se comptent sur les doigts d'une main. Nos enfants se font dévisager, ils n'ont pas vu beaucoup d'enfants étrangers par ici. Du coup, nous prenons une excursion avec guide pour la journée ce qui nous permet d'aller marcher et de traverser plusieurs villages akhas, yao, hmongs et khmau.

De 10 - Laos

Nous traversons de vastes champs défrichés, où les hévéas ont remplacé l'opium interdit par le gouvernement. Mais du coup, c'est quand même des hectares de jungle qui s'envolent en fumée tous les ans. La culture de canne à sucre, le bois et le caoutchouc sont vendus aux Chinois, c'est ce qui fait vivre les gens ici.

Tom a toujours autant de succès auprès des enfants des villages, il chante avec Alice la Marseillaise et frère Jacques, et très vite, des nuées de bambins nous suivent en criant “sabadee”, ce qui veut dire bonjour. Alice me dit après qu'elle a été frappée par le fait qu'ils soient pieds nus, souvent avec des vêtements en piteux état. Sont ils malheureux pour autant? “Pas sûr, on ne les oblige pas à aller à l'école et ils vivent souvent en plein air, à s'amuser” m'explique le guide, Mister My.

De 10 - Laos

Voici des visages que nous avons croisés durant notre excursion. 

De 10 - Laos
Nous nous dirigeons maintenant vers Luang Prabang sur 2 jours.