Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi, août 10 2009

Les îles du lac Titicaca

Pour une fois, nous avons pris un bus tout confort entre Puno et Cusco, avec boissons et repas du midi: c'est plus cher (100$ négociés pour tous les 4 avec www.turismomer.com), mais il nous permet de nous arrêter sur des sites remarquables, et nous avons les explications d'un guide. Alice en profite pour récupérer de sa fatigue. Nous visitons ainsi l'église d'Andahuayllas, appelée la sixtine du Pérou en raison de ses décorations peintes par les jésuites au XVIes. Sur la place de l'église, on voit des arbres vieux de 400 ans, des « pisonia ».

De 02-Perou

Ensuite, nous nous arrêtons au temple du soleil de Raqchi, construit par l'inca Pachakutek, qui a aussi édifié les principaux sites de la vallée sacrée. On peut encore distinguer les signes de la Chacana, la croix des Incas, sur les murs impressionnants du temple. Raqchi était un grand site administratif inca.

De 02-Perou

Sur le trajet, nous atteignons le point le plus haut du voyage, La Raya à 4300m: l'occasion d'admirer les sommets enneigés et l'altiplano. Le climat est très rude à cette altitude, et il y a surtout de l'élevage de lamas, de moutons et d'alpagas.

De 02-Perou
De 02-Perou

A Puno, nous logeons à l'hôtel Arequipa, à 60 soles pour tous les quatre, puis programmons un circuit touristique sur l'île d'Amantani et celle de Taquile. Tom est content de reprendre le bateau, et avec Alice ils restent une bonne partie du trajet sur le ponton du bateau. Ils sont les seuls enfants du bateau et seront aussi invités à tenir la barre.

Nous nous arrêtons aux îles flottantes des Uros où le guide nous explique l'origine de ce peuple parlant la langue Aymara, mais aussi comment ils maintiennent leurs habitats avec des couches de roseaux. L'île que nous visitons est peu différente de celle de nos souvenirs 11 ans auparavant. Cela reste une attraction touristique où les explications sont maintenant plus imagées avec des panneaux et des maquettes! Nous essayons d'engager la conversation avec quelques Uros. Les enfants vont à l'école de Puno tous les jours; 1h30 de trajet en bateau! Si il n'y avait pas le tourisme, cela ferait longtemps qu'ils auraient changéleur mode de vie! Mais c'est pour nous une occasion de prendre de jolis clichés!

De 02-Perou

Nous débarquons à Amantani vers 14h, où tous les touristes sont répartis dans différentes familles. Nous sommes un peu déçus par l'accueil de notre famille, ils sont tous très occupés et peu disponibles pour communiquer. Il faut dire qu'ils reçoivent des touristes tous les deux jours depuis des années, et c'est sans doute blasant à force. Les toilettes sont au fond du jardin. Nos enfants jouent au cerf-volant avec d'autres gamins, jusqu'à ce qu'un vent violent se lève, transportant des tourbillons de poussière. Marcellin monte en haut de l'île pour prendre des photos du soleil couchant; le paysage est grandiose et il retrouve les touristes de toutes les communautés.

De 02-Perou

Je reste avec les enfants à jouer au Uno à l'intérieur.de la cuisine car c'est le seul endroit chaud de la maison. Nous avons les yeux qui piquent avec la fumée du four à bois. Je regarde la mère de famille, Sabina, cuisiner le cochon d'inde pour la soupe du soir, tout en surveillant ses deux petits enfants (2 et 5 ans). Elle leur parle quechua, tout comme à ses parents, qui habitent à côté. Nous mangeons chacun de notre côté, la famille entassée à 6 près de l'âtre et nous 4 sur la table. Au menu, de la soupe de légume, du riz et quelques pâtes. Alice et Anne n'ont pas très faim, l'effet de l'altitude.

De 02-Perou
Nous renonçons à aller assister au petit spectacle prévu au village, car le temps ne s'y prête pas, le chemin est caillouteux et dangereux à la lampe de poche, et les enfants sont fatigués. Avant d'aller nous coucher, nous assistons à un superbe lever de lune rouge, qui enthousiasme Alice. Mais la température devient vraiment froide, il est temps d'aller nous blottir dans nos lits, recouverts de nos cinq couvertures, pendant que le vent souffle dehors.

De 02-Perou

Le lendemain matin, le soleil brille fort, et la lumière est très vive. Nous mangeons de délicieux pancakes avec du thé de munya, puis nous dirigeons vers l'embarcadère pour prendre le bateau pour l'île de Taquilé toute proche. Nous abordons l'île par un chemin que nous ne connaissions pas il y 10 ans, l'endroit nous paraît plus riche et plus peuplé, mais les paysages sont toujours aussi magnifiques, avec le lac d'un bleu intense et les sommets enneigés de la Bolivie au loin. La coopérative de Taquile a réalisé de nombreux travaux durant ces 10 dernières années avec l'argent du tourisme: chemins pavés, grande école, musée de la photo sur la place principale...

De 02-Perou
De 02-Perou

Nous aurions bien aimé rester une nuit de plus, mais nos billets pour la Bolivie sont déjà réservés pour le lendemain, dommage! Les enfants refont un peu de cerf volant avec les gamins de Taquile, ces derniers reprennent l'école demain. Nous prenons un repas avec le groupe, ce qui nous permet de faire connaissance avec d'autres Français et des Québécois très sympathiques. L'après-midi, après trois heures de bateau où nous choisissons de rester sur le toit, nous atteignons Puno enchantés de notre balade sur le lac.

De 02-Perou

Le soir nous dînons avec d'autres français:

vendredi, août 7 2009

Le Machu Picchu, c'est le Pérou

Le Machu Picchu, il faut le mériter. Pour y accéder, il faut soit prendre le chemin de l'inca sur 3 jours (on l'avait fait il y a 11 ans, et maintenant cela nécessite de réserver 2 mois à l'avance), soit prendre le train à un tarif faramineux ou soit prendre une route déviée qui nécessite toute une journée de bus, taxi, marche à pied le long des rails. Nous avons choisi la 2ème solution en faisant la réservation sur le site Internet de Perurail 2 jours auparavant.

Levés à 5h du matin, nous prenons le train partant à 6h10 d'Ollantaytambo, puis enfilons avec un bus (toujours cher!) pour nous amener directement sur le site. Mais une fois sur place, vers 9h, quel bonheur! On a beau connaître, c'est toujours magique, d'autant plus qu'il fait soleil. On se souvenait bien du site, mais on avait oublié combien les montagnes autour étaient vertigineuses!

De 02-Perou
De 02-Perou

A suivre les groupes, nous glanons quelques explications qui complètent le Lonely Planet: nous retrouvons les temples du soleil et de l'eau (avec les canalisations et les fontaines), et le calendrier astronomique qui marque l'ombre du coucher et lever du soleil. La pierre est carrée; ce sont les 4 points cardinaux. Cette indication du temps leur permet de connaître les saisons, les solstices, les moments des semailles et des récoltes. Les astronomes regardaient aussi dans des miroirs d'eau (comme dans des grandes bassines en granit) les étoiles et la lune pour ne pas s'abîmer les yeux. Des fouilles récentes en 1999 et 2002 ont permis d'en trouver plusieurs, ainsi que des pilons, un bracelet d'or, et des objets en métal prouvant que c'était une civilisation assez avancée. Le site a été construit autour du XVème siècle. Ces objets sont pour la plupart au musée du site, « Manuel Chavez Ballon » au pied du chemin qui y conduit.

Le temple du soleil
De 02-Perou

Nous visitons aussi le temple du condor, avec une table d'offrandes devant la petite caverne. Le condor était l'animal d'intercession avec les morts; on a retrouvé au dessus du temple des momies en position de foetus, avec des objets de la vie quotidienne, dans des cavités. La maison de l'Inca, située au milieu du site, est la mieux conservée. Les pierres sont travaillées avec davantage de soin. L'Inca passait beaucoup de temps dehors et n'y entrait que pour dormir ou prier. Mais si le site de Machu Picchu est exceptionnel par sa situation et sa taille, ce n'est pas là que les pierres sont les mieux assemblées (Pisaq ou Saqsaywaman plutôt). En tout cas le musée aide Tom à lui apprendre les histoires des incas, là où les explications des guides ne l'intéressent guère: il y a des vidéos!

De 02-Perou
De 02-Perou

Nous finissons la journée et dormons la nuit à Aguascalientes faute de train pour revenir sur Cuzco. Le lendemain matin, hélas nous n'avons pas de places tous ensemble dans le train; les enfants se retrouvent de l'autre côté du wagon. Mais le hasard des rencontres fait que nous nous retrouvons en face de Marie et Mehdi (http://mmsworldtour.over-blog.com) qui font un tour du monde sur 5 mois, tandis qu'Alice et Tom se retrouvent en face de Français habitant à 10km de chez nous, et dont les enfants (aussi dans le wagon), Sandro et Pauline (http://www.sandroetpauline.com) font aussi un tour du monde sur 12 mois. Quelle concentration dans un seul wagon!

jeudi, août 6 2009

Sur les traces des Incas à Cuzco

Dimanche 4 août, nous quittons la ville d'Abancay pour Cuzco par le bus express de la compagnie Palomino. La route est splendide et serpente pour passer d'une vallée à une autre. On aimerait bien s'arrêter pour profiter du paysage et prendre quelques photos. Nous pensons à ceux qui l'ont fait en vélo. Les montées ont du être terribles, mais quelle vue! Le soir nous arrivons à Cuzco, une grande ville coincée entre les montagnes. Onze ans après y être allés, nous sommes de nouveau frappés par la beauté de cette ville, mais aussi par le nombre de restaurants, d'hôtels et d'agences de trekking. C'est devenu la ville de l'hyper tourisme. Nous posons nos valises à l'Hostal Familiar (80 soles la nuit), avant de déguster des spaghettis dignes de ce nom: cela fait plaisir d'avoir plus de choix dans les menus, notamment pour les soupes (au quinoa, hummm c'est délicieux)..

De 02-Perou

Le jour suivant, le boleto turistico en main, nous prenons un taxi pour Tambomachay, les bains de l'Inca. Puis nous découvrons à proximité les autres sites Puka Pukara, et surtout le site religieux de Qenqo qui nous impressionne: on y voit en particulier l'autel où les incas sacrifiaient des lamas, dans une caverne étroite. Enfin les fortifications de Saqsaywaman (le faucon satisfait et non sexy woman!) surprennent les enfants par le gigantisme et l'imbrication complexe des pierres. Le temps est gris et un peu pluvieux, nous achetons des bonnets péruviens et des gants pour les enfants en prévision du froid bolivien.

De 02-Perou
De 02-Perou

Nous laissons deux de nos valises à Cuzco pour faciliter notre visite de la vallée sacrée en direction du Macchu Picchu. Manque de chance nous n'avons pas de places assises dans le bus pour Pisaq, mais cela nous permet de discuter avec des français, et les enfants ont droits aux attentions du chauffeur. Alice nous signalera ensuite que le chauffeur faisait un signe de croix avant les virages les plus périlleux!

Au marché de Pisaq, Alice s'achète une petite flûte de pan et s'empresse de pratiquer pendant la montée vers les ruines.

De 02-Perou
Le chemin devient de plus en plus raide. Nous montons maintenant des escaliers qui traversent des terrasses incas, et osons à peine nous retourner pour regarder la vue, par peur de plonger dans le vide. En arrivant en haut, c'est le choc: des hordes de touristes, fraîchement débarqués des bus, foulent le coeur sacré du site. Dur de prendre une photo, mais Anne réussit à glaner quelques informations en écoutant les guides.

De 02-Perou

Retour à Pisaq, et après de bonnes truchas (truites) pour le repas du midi, nous nous laissons convaincre par un chauffeur de taxi qui pour 50 soles nous conduit dans un temps record (1h) à Ollantaytambo. Là nous trouvons encore le temps et l'énergie de visiter le site archéologique avant que le soleil se couche vers 18h. Contrairement à l'Equateur, nous voyons beaucoup de péruviens visiter les sites incas.

De 02-Perou

dimanche, août 2 2009

Les mystères de Nazca

De nombreuses théories scientifiques ont été avancées à propos des lignes de Nazca, construites sur plusieurs siècles, dans les environs de 500 après JC. Trois raisons pourraient les expliquer:

  • des raisons religieuses: peut être dansaient ils sur ces lignes pour prier leurs dieux et appeler à davantage de pluie dans des lieux si arides. La plupart des animaux dessinés ont une relation avec l'eau, le singe (la forêt), l'orque, le poisson, la baleine.
  • toujours en lien avec l'eau, le prolongement de plusieurs lignes et trapèzes pointe vers les sources ou la rivière Ingénio la plus proche. Les Nazcas suivaient probablement ces lignes comme chemin pour s'approvisionner en eau.
  • Maria Reiche, une scientifique allemande, a consacré 40 ans de sa vie à développer une théorie astronomique: certaines lignes coincideraient avec le solstice du 21 juin. L'araignée pourrait être la constellation d'Orion et le singe une partie de la grande ourse.

De nombreux avions survolent les lignes pour des sommes qui nous ont parues excessives, on s'est contentés du mirador en plein milieu du désert et d'une séance au planétarium de l'hôtel Nazca Lines qui résume les différentes hypothèses scientifiques. Tom et Alice étaient contents, ils ont pu à la fin observer la Lune et Jupiter à travers un télescope.

De 02-Perou


Le soir, en attendant le bus de nuit pour Cuzco, nous mangeons une Pizza Familiar et des crêpes (enfin des desserts!) ce qui nous change des traditionnels soupes au poulet remplies de spaghetti et des Pollio a la Milanese. C'est clair, la cuisine péruvienne est moins variée qu'en Equateur.

La lagune de Huacachina

Extrait du journal d'Alice

La légende dit qu'une belle princesse inca (appelée Huacachina, la princesse qui pleure) qui habitait près d'ici et qui avait un chagrin d'amour pleurait souvent prêt d'un arbre. Elle creusait un trou pour y mettre ses larmes. Un jour, un chasseur la vit, et voulut l'attraper. En courant le manteau de la princesse se déchira, elle se changea en sirène et plongea dans ses larmes. Depuis elle vient parfois chanter son amour à la lune.

Les impressions de Tom: 
"J'ai aimé monter sur les dunes et faire de la planche de sable, mais c'était fatiguant de remonter la pente. On est monté deux fois sur la grande dune et on a tout redescendu en courant, c'était super!"


Huacachina nous rappelle les dunes de Merzouga au Maroc. Mais ici, les ballades en dromadaire sont remplacées en ballades en véhicules bruyants et polluants qui ressemblent énormément à ceux du film Mad Max pour ceux qui connaissent. Il y en a pour tous les goûts. Nous, on se contente des ballades sur les dunes, le sand-surf, mais aussi la piscine à notre hôtel.

De 02-Perou

- page 1 de 2