Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

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Vietnam

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lundi, mars 22 2010

Hanoi, la reine des deux roues, et Sapa, séjour en montagne

HANOI, la reine des deux roues

On l'a compris, la capitale du Viet Nam, est l'enfer du piéton: klaxonné, frôlé par tous types de véhicules, victime de la pollution ambiante et d'un ciel toujours gris, le touriste opte rapidement pour le cyclopousse, qui lui permet de profiter de la vie particulièrement animée: des Vietnamiens prennent le café sur des petits tabourets, les autres vendent leurs produits sur des palanches, le système de portage traditionnel ici. Dans le vieux Hanoi, chaque rue a sa spécialité: il y a la rue des livres, la rue des chaussures, la rue des sous-vêtements....etc.

Mais nous préférons nous réfugier dans des lieux plus calmes.

D'abord le lac de Hanoi, qui fait parti de ces endroits assez étonnants, en plein coeur de la ville. Un petit temple rappelle que la ville a plus de 1000 ans d'existence et la légende dit qu'une grosse tortue qui aurait 800 ans et plus de deux mètres de long vit encore dans le lac! On l'a vue car la moindre de ses apparitions attire des foules, mais de là à lui donner 800 ans, quand même...

Au musée ethnographique, un parc permet de découvrir de façon agréable les répliques des différentes habitations du Viêt-Nam. Nous en apprenons davantage sur les coutumes de certaines ethnies comme les Hmongs et les Dzaos (ou Yao) qui font partis des 53 minorités composant le pays. Nous sommes surtout impressionnés par le travail du bois dans les maisons à l'extérieur, et apprenons la façon de fabriquer les fameux chapeaux coniques ainsi que l'utilité des noix de bétel. Les enfants retiendront certainement le vélo transportant les 800 petites nasses à poisson.

Mais c'est au centre culturel français de Hanoi que nous trouvons le plus de silence! Il est très fréquentée par les Vietnamiens qui sont nombreux à vouloir apprendre le français.

Sapa, séjour en montagne

Pour échapper à la cohue d'Hanoi, nous sommes partis deux jours à Sapa, (1500 m) dans le nord ouest du Viêt-Nam, en train de nuit. Nous étions avec Hervé et Cécilia pour la plus grande joie des enfants qui retrouvent aussi Alice et Cédric.

Sapa est plus grand que ce que nous pensions, pour le reste il n'y a pas eu de surprises: nous avons suivi la cohorte de touristes sur des chemins ultra-fréquentés (village de Cat cat, de Ta Van), accompagnés par des villageoises et des filles H'mongs et Dzaos rouges : seuls 40% des enfants sont scolarisés ici, les autres aident les parents. Tous nous ont suivi sur toute la longueur de notre chemin, nous tenant la main dans les moments un peu difficiles. Les deux tribus se différencient par leur vêtements et par leurs pratiques, par exemple les Dzaos rouges s'épilent entièrement les sourcils une fois mariées, et se rasent le devant de la tête. Leur point commun: des commerçantes acharnées!

Malgré l'affluence, il faut reconnaître que lorsque le brouillard se dégage, la vue sur les rizières en terrasses est spectaculaire, et nous ne regrettons pas le déplacement. Et cela nous fait un peu d'entraînement avant le Népal...

Le Viet-Nam nous laissera une impression mitigée: d'un côté un pays très dépaysant avec une réelle influence culturelle chinoise, une richesse touristique à travers les paysages karstiques, le delta du Mekong, la montagne. D'un autre côté, on a moins aimé l' accueil rude (surtout vers Hanoi et Sapa) où le touriste est continuellement harassé par le bruit et le marchandage qui de toute façon va au détriment de l'étranger. Je (Marcellin) suis assez échaudé par mon séjour et je pense que le gouvernement vietnamien devrait rapidement prendre des mesures pour mettre fin aux dérives de leurs agences ou hôtels traitant avec les touristes, car ce pays ne mérite pas l'engouement que les Français en font..

mardi, mars 16 2010

Tam Coc, à vélo dans les rizières, et la baie d'Halong

Tam Coc, à vélo dans les rizières

Mercredi 10 mars. Il fait encore bien nuit quand le bus pour Hanoi nous dépose le long d'une route avec nos bagages. Il est 5 heures du matin et il fait froid, malgré nos polaires. Le temps au Nord du Viêt Nam est si différent de celui du sud! Heureusement, une échoppe est ouverte, la dame appelle un taxi qui nous achemine vers notre hôtel dans le village de Tam Coc. On réveille le gardien qui nous montre nos chambres et nous essayons de redormir encore un peu. Pas pour longtemps, car dès 6h, un haut parleur nous sort de notre sommeil: c'est le gouvernement qui sert de réveil matin collectif en distillant les nouvelles du jour. Il paraît que c'est comme ça tous les jours dans le Nord du pays, il faudra bien nous y faire...

Quelle chance, l'hôtel nous a trouvé un vélo pour chacun! A nous les rizières et les grands espaces au milieu des pains de sucre karstiques! C'est encore plus beau qu'on se l'imaginait.

«Après tout le bruit et la pollution, nous adorons nous promener à vélo dans les rizières car le silence et la paix sont au rendez vous! » s'exclame Alice dans son cahier.

Pendant deux jours, nous explorons les vallées environnantes, qui recèlent leur lot de surprises. Dans un temple, nos enfants sont pris d'assaut par un groupe d'hommes d'affaire, puis de joyeux lycéens vietnamiens qui ne veulent plus les lâcher sans avoir pris chacun sa photo avec eux! Dans un autre temple, un vieux mandarin très distingué nous fait la visite et joue de la musique traditionnelle pour nous avec un instrument monocorde s'appelant le Dan dôc huyen. Encore une rencontre étonnante...

La rivière passe sous un grand nombre de grottes, visitables en barques. Nous allons en voir une à l'écart de la foule de touristes et notre rameuse me met d'autorité son bébé dans les bras. Dans la grotte, l'eau est un miroir...

Nous prenons l'habitude de déjeuner chez Loan, dans un hôtel restaurant au milieu des rizières où la propriétaire parle français. Nous sympathisons avec un couple de Figeac, pendant que les enfants jouent avec d'autres enfants.

Il faut bien un bon repas pour prendre des forces, car cet après midi là, 450 marches nous attendent pour arriver en haut d'un petit temple. On se croirait en Chine, me dit Tom qui a vu Kung Fu Panda. Et de là, quelle vue!

De 12 - Viêt Nam

Nous sommes une fois de plus témoins de l'activité dans les rizières, qui fera l'objet d'un prochain article dans les enfants ont la parole du mois de mars. Demain départ pour Hanoi.

La Baie d'Halong avec deux autres familles

Vendredi 12 Mars,

Nous rallions Hanoi dans un bus local, qui diffuse des Jackie Chan en continu. Une Vietnamienne me tate le genou et le mollet, une autre me propose (Anne) un chewing gum mais la barrière de la langue nous empêche une fois de plus, de communiquer.

En sortant du bus, nous attrapons un taxi... ou faudrait-il dire que c'est lui qui nous a attrapé, car son compteur se met parfois à accélérer sans réel explication, pris d'une certaine frénésie. Evidemment quand je le montre à Anne, le compteur redevient docile, calme, domestiqué par le doigt que je pointe. Le chauffeur lui, reste impassible. J'ai beau regarder ses gestes, je ne vois pas le truc. Arrivé à notre hôtel, je lâche les 200 000 Dongs sans preuve d'une quelconque fraude...

Nous arrivons à l'Hôtel Queen dont on arrive à peine à voir la façade tellement la rue est étroite. Le quartier est animé et y marcher est un péril de tous les instants, avec tous ces deux roues roulant dans tous les sens. Mais quel spectacle permanent!

Nous avons rendez-vous avec deux autres familles de voyageurs autour du monde, qui étonnamment ont aussi une fille et un garçon avec pratiquement le même âge que les nôtres. Il y a Jean-Marie, Gabi, Léa et Cédric (www.untourdavance.com), qui ont un itinéraire assez semblable. Et nous revoyons Cécilia, Hervé, Alice et Adrien (http://metzli.typepad.fr/nouveauxhorizons/) que nous avions déjà croisé au Pérou en août. Tous ensemble nous décidons d'assister à une représentation théâtrale de marionnettes aquatiques, un régal pour les petits et grands.

De 12 - Viêt Nam

C'est à qui relatera les aventures les plus incroyables, les plus drôles, les plus marquantes. Bizarrement, l'histoire du taxi à Hanoi a aussi marqué Hervé, qui pense avoir trouvé un lien entre le bouton de la vitre et le compteur. Ils sont vraiment gonflés ces chauffeurs de taxi!

La Baie d' Halong est la destination incontournable du Nord du Vietnam et nous avons décidé de la faire tous ensemble, histoire de marquer cette rencontre et d'avoir des souvenirs communs. Heureusement d'ailleurs que nous étions à plusieurs car le beau temps n'était pas au rendez vous: c'est dans le brouillard que nous avons passé nos deux jours sur ce lieu mythique, et les chaises longues de la jonque ne nous ont pas beaucoup servi! Malgré leur persévérance, les enfants n'ont pas pêché de poissons, mais tout le monde a fait la visite de la grotte Thiên Cung Cave découverte en 1993 et la balade en kayak avec plaisir dans la baie Khu hang Luâ.

De 12 - Viêt Nam

vendredi, mars 12 2010

Hoi An et Hué, des villes historiques protégées par l'UNESCO

Samedi 6 mars: Nous sommes chanceux ce jour là. Nous devons prendre l'avion pour Danang, et à l'aéroport, deux canifs sont malencontreusement retrouvés dans les sacs d'Alice et de Marcellin par le contrôle de sécurité. La dame nous autorise à enregistrer le sac d'Alice avec les objets du délit. Heureusement, nous disposons juste du temps nécessaire pour l'opération, et les enfants en sont quittes pour une belle peur. On a beau voyager souvent, on se fait encore avoir...

Soit dit en passant, les hôtesses de Vietnam Airlines n'ont rien à envier à leurs homologues thaïlandaises ou laotiennes, comme nous le constatons lors de notre vol Ho Chi Minh-Danang. Nous aimons particulièrement l'habit traditionnel des vietnamiennes, qui est beaucoup porté ici.

Dans l'avion, une Vietnamienne fait la causette, c'est une institutrice et elle finit par embrasser Tom tellement elle le trouve mignon! Lui n'en demandait pas tant...

Un chien écrasé (hélas!) par notre taxi et trois quart d'heure plus tard, nous voilà dans notre hôtel, le Thanh Van Hotel II (www.thanhvanhotel.com), le deuxième en ville de la famille Thanh Van. Au Vietnam, ce n'est pas rare de trouver des hôtels xxx I ou xxx II.

Il est un peu excentré mais a des arguments de poids avec un prix très raisonnable: une chambre « deluxe » et une piscine. Tom décrit sa chambre à sa mamie sur Skype: « une baignoire supersonique et le téléphone dans les toilettes ». Et oui, après huit mois, on aime bien renouer avec un certain confort.

Le charme d'Hoi An, une antique cité marchande, se découvre en marchant: miraculeusement préservée par les guerres et aujourd'hui par l'UNESCO, ses ruelles abritent des maisons chinoises toutes en bois laqué, des temples rouges à l'odeur d'encens, des portes vénérables et colorées, des toitures avec des tuiles colorées. Il faut y aller le soir pour échapper aux bruits des scooters, et bénéficier de deux heures de tranquillité à la lumière des lampions. Nous admirons aussi le travail sur soie des artisans.

Mardi 9 mars. Dans la ville de Hué, il pleut à verse. Marcellin essaye de rester positif: « pour une fois, on n'aura pas trop chaud ». Pour la première fois depuis plusieurs semaines, nous remettons nos chaussures de randonnées, nos Kways et tentons de retrouver notre parapluie au fin fond d'une des valises.

La citadelle de Hué, construite au début XIXes, fait penser à la cité interdite de Pékin en réduction. Les 13 empereurs de la dynastie N'guyen y ont vécu jusqu'en 1945, avec leurs nombreuses femmes et concubines. Pas étonnant qu'on retrouve autant de N'guyen en France et au Viet nam... Malgré les bombardements, on peut encore admirer une partie des bâtiments qui laisse imaginer le faste passé de cette vie impériale.

Les Empereurs, faisaient construire de leur vivant leur tombeau, au sein du palais où ils vivaient.

Les enfants, eux, ont bien aimé les dragons, présents partout (colonnes, portes, toits..). Cet animal était censé symboliser la puissance des Empereurs.

dimanche, mars 7 2010

Le Delta du Mekong au Sud Viêt-Nam

Nous abordons le Viêt Nam par le Mékong, qui joue une fois de plus le rôle de frontière. A cet endroit le fleuve très large, se divise en de nombreux canaux, c'est un vrai labyrinthe fluvial que nous suivons sur quatre heures.

Nous y rencontrons des bateaux chargés de riz avec des drôles d'yeux . Pour rallier Can Tho ce jour là, depuis Phnom Penh, nous allons réaliser une journée de folie: le minibus (1h30), le bateau cambodgien (1h30), le bateau vietnamien (2h), la moto (10mn), le bus de nouveau (3h), le taxi. Ouf!!

 

Un pays en pleine croissance

Le Viêt-Nam est un paradoxe, c'est un gouvernement communiste avec une économie capitaliste!

Venant du Cambodge, nous sommes étonnés par la bonne qualité des routes, des trottoirs, la lumière dans les villes, les boutiques, les poubelles. Bref, c'est un pays qui a plongé dans la société de consommation. Après information, nous apprenons que le pays a dépassé la Thailande en exportation de riz et connaît une croissance similaire à celle de la Chine aujourd'hui.

Deuxième source d'étonnement, la densité de population dans les villes. 85 millions d'habitants sur un territoire plus petit que la France (335 000km2 pour le Viet nam, 550 000 km2 pour la France), cela se remarque. Les villes regorgent de deux roues, qui encombrent rues et trottoirs à tel point qu'il est quelquefois difficile de circuler à pied. A Can Tho, la statue d''Ho Chi Minh évoque le père fondateur du communisme vietnamien. C'était un géant? demande Tom, impressionné par la taille du monument.

La vie sur le delta

A Can Tho, nous visitons un marché flottant en prenant une barque un peu poussive pendant deux heures. C'est l'occasion de voir l'intense activité sur le fleuve, les marchands d'ananas, de mangues, d'oignons qui côtoient des barges remplies à raz bord de bois, de sable et surtout de riz.

Nous avons loué une voiture une journée (avec chauffeur) pour aller voir la filleule que nous parrainons avec l'association Enfants du Mékong depuis 4 ans. En longeant les rizières, nous sommes témoins de la moisson. Les machines coupent le riz, et récoltent les grains, les hommes les mettent en sacs et les étalent à sécher sur les bords de route.

On peut également voir quelque champs de lotus, et le chauffeur nous en fait manger les graines qui ont un goût de noisette.

Pour franchir les canaux et les différents bras du fleuve, il faut prendre des ponts ou le ferry quand il n'y en a pas.

Notre rencontre avec Than Tuyen, notre filleule, est toute une aventure. Grâce à la coopération de soeurs , qui nous servent de traductrices tant bien que mal, nous parvenons à voir son école, où un professeur d'anglais enthousiaste nous fait la visite. Un tambour sert de cloche pour la récréation, et tous les enfants sont en uniforme blanc, ce qui doit être assez salissant. Le moment que j'ai préféré, c'est la rencontre avec ses parents devant sa maison, perdue au milieu des rizières.

Vin Long et Ho Chi Minh

Ce soir là, nous dormons à Vinh Long. Pas facile de se trouver un petit déjeuner dans une ville peu touristique. Pour Anne, c'est la traditionnelle soupe (Pho). Quant à Marcellin et les enfants, ils arrivent grâce à leur manuel de communication universel à commander un "Banh mi hot ga op la" c'est à dire des oeufs sur le plat et du pain.

A la gare de bus, les enfants attirent les Vietnamiennes comme des aimants: elles les regardent, leur adressent la parole, leur touchent le bras et le visage, les embrassent même quelquefois! Quand ils ne sont pas pris en photo par les téléphones portables. Heureusement pour eux, Marcellin les sauve de cette situation délicate: le minibus pour Ho Chi Minh va partir!

Une fois de plus, nous héritons de la banquette arrière, où nous sautons à chaque passage de pont, car le bus va très vite. Ca va, le toit est haut...

A Ho Chi Minh, (ex Saigon) nous n'avons absolument aucune idée de l'endroit où nous sommes quand le bus nous dépose. Marcellin hèle un taxi pour échapper à la circulation de fous (3 millions de deux roues pour une ville de 7 millions d'habitants) et les enfants sont tordus de rire en nous voyant essayer de faire comprendre au chauffeur que nous voulons trouver un restaurant pour manger: « restaurant?...miam, miam?......bua trua? ».

Par chance, il a finit par comprendre et nous dépose dans un quartier touristique....où nous croisons par hasard la famille des « saperliplanètes » de l'autre côté de la rue! Nous les avions déjà rencontrés au Chili.

De 12 - Viêt Nam
Nous mangeons ensemble en évoquant nos aventures respectives, puis prenons le taxi pour nous rendre chez Juliette et Fabrice, un couple d'expatriés qui nous ont gentiment invités chez eux. Ahh! Une belle maison avec piscine, des saucisses au barbecue, des enfants avec qui jouer....le rêve quoi.

Comme dit Alice toujours un peu excessive, « à côté de cette vie là, ce que vous nous faites mener, c'est l'enfer! »

 

dimanche, mai 17 2009

Bons plans et notes pour le Vietnam

Une adresse à nous recommander, vos propres souvenirs du pays, n'hésitez pas à nous les communiquer en commentaire de ce billet ou par email à dagicour@gmail.com