Le Tour du Monde de la famille DAGICOUR

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Mot-clé - Thailande

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jeudi, février 18 2010

Notre itinéraire en Asie du Sud-Est

Mais où est la famille Dagicour? Voici une carte qui vous permettra de localiser nos principales étapes en Asie du Sud-Est.

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jeudi, janvier 28 2010

Chiang Rai, séjour écotouriste dans les tribus Akhas et Lahus

Mercredi 27 janvier, Alice écrit:

« Nous revenons à Chang Rai après un long « trek » de trois jours. Nous avons fait beaucoup de choses extraordinaires, comme manquer de faire une galipette du haut d'un éléphant, et des choses bizarres comme manger du riz et du chien au petit déjeuner.....

Nous avons été voir la Fondation du « miroir de l'art » qui s'occupe des tribus du Nord de la Thailande.Apès la balade en éléphant où nous avons été tous secoués, nous arrivons à notre logis dans un village lahu et nous nous endormons paisiblement sans nous douter que nous allions être réveillés très tôt le lendemain matin par les coqs et les.....cochons! »

Les impressions de Tom:

«  J'ai aimé aller sur un éléphant, et vivre avec des cochons, des chiens et des poules. C'était bien aussi de jouer avec les autres enfants, de danser le soir autour du feu. Notre guide était sympa. ».

Le récit des parents:

Nous avons réalisé cette excursion avec la fondation « Mirror Art ». C'est une ONG qui intervient depuis plus de dix ans dans les alentours de Chiang Rai pour améliorer le niveau de vie des communautés Akhas, Lahus, Lisus et Karen, tout en préservant leur identités culturelles. Avec l'interdiction de la production de pavots et donc d'opium, il faut trouver une alternative au développement. L'écotourisme en est une, même si la plupart restent fermiers (riz, haricots, maïs..)

Le premier jour, après la visite d'un temple et du marché de Chang Rai, nous avons été reçus par un responsable de la Fondation qui nous a présenté les projets en cours, et notre programme tout en nous donnant les recommandations utiles pour notre séjour en tribu: ne pas toucher la porte des esprits à l'entrée des villages, pour une femme ne pas aller dans l'espace réservé aux hommes chez les Akhas et inversement, se conduire correctement...etc

Ensuite, après le repas pris avec les volontaires de la Fondation, nous nous acheminons au départ de l'excursion. Nous voilà à présent sur une sorte de passerelle deux par deux pour se hisser sur deux pachydermes. Les premiers pas sont une franche rigolade, nous sommes plus hauts que les toits du village et devons éviter les fils électriques! Puis, nous prenons un sentier vers la montagne, qui devient de plus en plus étroit et escarpé. Je suis sidérée de voir l'agilité des éléphants à éviter les obstacles. Il faut se cramponner pendant les descentes! Bien sûr, à chaque passage de rivière, on est un peu arrosé, mais comme il fait très chaud...

Le village Lahu de Ban Yafu est en altitude (600m), toutes les maisons sont en bambous à deux étages: en haut, c'est l'espace habitable où se situe le foyer et à l'écart un matelas pour dormir. Les femmes passent beaucoup de temps à faire à manger pour leur famille et les animaux. Pas de poubelle, quand on veut se débarrasser de ses déchets, il suffit de soulever une planche du sol et tout tombe directement sur les cochons! Pareil pour l'eau. Pas de mobilier non plus, on vit sur le plancher.

L'école se fait en thai et en anglais, pas en lahu. D'ailleurs le maitre est un Thai. Le village a quand même l'électricité solaire, pour le soir.

Le deuxième jour, nous sommes réveillés très tôt par les animaux. Pas de chance, il se met à pleuvoir! Nous faisons un peu école, et jouons avec des petits enfants, même s'ils sont assez timides. Notre guide, Yakha, nous montre comment cuisiner dans un morceau de bambou. Ici, le bambou sert à tout: combustible, charpente de maison, tasse, cuisine..

Puis c'est le départ vers le village Akha de Ban Apa, à une heure et demi de marche. Nous croisons surtout des deux roues qui transportent des sacs de riz et même des bambous entiers! Nous sommes contents d'arriver, le village est en haut d'une pente raide et nous sommes en sueur à cause de la chaleur. A l'entrée du village, trône la carcasse d'un chien séché sur deux pans de bois. Ici, pas de cochons, et quelques chiots (on devine pourquoi!), chaque maison est enserrée dans des clotures en bois. Moins isolé qu le village Lahu, ce village a bénéficié un peu de la modernité. Quelques jeunes circulent à mobylette, plusieurs maisons sont en ciment.

Alors qu'a donc de particulier ce village Akha?

Les Akhas ont beaucoup de traditions encore vivaces: fêtes, lieux sacrés dans le village. Les costumes traditionnels sont encore portés par les personnes agées des deux sexes. Les plus vieux fument une longue pipe. Par contre, ils refusent qu'on les prenne en photo. Par chance, notre hôtesse nous en fait essayer pour une séance photo, les enfants sont ravis.

Le soir, Alice et moi participons à une danse des femmes costumées autour du feu, nous sommes les seuls touristes et sommes conscientes d'assister à un moment privilégié...

video de la danse

Comment communiquer?

Pas facile, quand personne ne parle anglais. Chacun sa méthode.

Tom fait des grimaces, sort son carnet de dessin, et ses playmobiles, Marcellin fait des avions en papier...Très vite, les enfants akhas enthousiastes courent après Tom qui devient le petit chef.

Alice, plus réservée, fait une partie de dames contre Marcellin qui attire les enfants plus grands et les petits vieux intéressés. Chacun y va de son commentaire...

Les parents comptent avec les doigts, font des gestes....nous arrivons ainsi à dire notre âge, celui des enfants, d'où nous venons. Les femmes akhas n'en reviennent pas de la taille de nos enfants par rapport aux leurs: Tom fait la taille d'un enfant de douze ans ici!

vendredi, janvier 22 2010

BANGKOK 19-20 janvier

Tout a une fin. Après cette semaine de vacances à ne rien faire, il nous faut regagner Ranong, puis Bangkok en bus de nuit. Comme nous le dit une Thailandaise avec un certain humour, il y a bien un aéroport à Ranong mais pas d'avion! .

De 09 - Thailande - Phuket

Hélas, Maminou n'est pas du voyage, elle doit rentrer en France via Phuket. Nous lui confions nos souvenirs et les cahiers d'école complétés. Les enfants sont particulièrement tristes de la quitter, après ces dix jours passés ensemble. Nous nous donnons rendez vous dans cinq mois.

Il faut croire que le bus de nuit VIP ne vaut pas les bus cama en Amérique latine. Pour nous endormir, la télévision diffuse le discours du roi et les inaugurations du jour. Heureusement qu'il y a les publicités, c'est beaucoup plus drôle! Notre ravissante hôtesse s'avère être plus dragon que fée et c'est d'une voix stridente qu'elle nous tire de notre sommeil à ....4h30 du matin en nous retirant les couvertures manu militari. A peine jetés hors du bus, nous sommes plongés dans une foule compacte, sur fond sonore de sifflets et de hauts parleurs aboyant des phrases en thai. Bienvenue au terminal de bus de Bangkok. Un chauffeur de taxi nous amène à notre guesthouse (Taewez guesthouse dans le quartier de Tewet, http://www.taewez.com/) en un temps record et nous lâche devant notre hôtel sans prendre le temps de nous dire deux mots ni de nous redonner la monnaie. Par chance les chambres sont libres et nous pouvons regagner quelques heures de sommeil avant le matin.

La journée s'avère difficile pour nous tous. C'est le parcours du combattant pour Marcellin qui doit remplir plusieurs formulaires pour acheter les visas chinois, et partir à la gare nous acheter les billets pour Chang Mai. Pendant ce temps, j'essaye de faire travailler les enfants, puis nous mettons deux heures à atteindre l'Alliance française en bateau, à pied et en métro où nous espérons échanger nos livres français....sans succès, ils ne veulent pas reprendre les livres des enfants! Ce soir là, nous sommes vraiment épuisés et bien sûr c'est toujours dans ces moments là que l'un d'entre nous perd une des clés de la chambre...Ouf, on l'a retrouvée, finalement!

Mercredi 20 janvier : Nous n'avons plus qu'une journée pour visiter Bangkok car nous n'avons pas pu trouver d'autre train de nuit que ce soir! Autant dire que nous n'aurons pas vu grand chose. Nous laissons donc nos valises à l'hôtel pour reprendre le bateau taxi (on adore ce moyen de transport) sur la rivière Chao Phraya qui traverse Bangkok. A bord, il y a des touristes, mais aussi de nombreux moines à la robe safran et des Thais qui vont travailler.

Voici ce qu'écrit Alice sur Bangkok dans son cahier: « 

La Thailande est un lieu plein de surprises et chaque pas mène à un autre sujet de conversation et d'émerveillement. Les principales richesses du pays se résument généralement au temples qui accueillent une masse d'ornements, de fresques, de statues de bouddha sans pareil. A Bangkok, le palais royal abrite un bouddha de jade et le Wat Pho un gigantesque Bouddha couché de 46 mètres de long et 15 mètres de haut. En Thailande, c'est un roi qui régit le royaume et son portrait est dans toutes les rues.... Ici il y a des moines par millions, on les reconnaît grace à leur robe orange...»

 

Nous traversons aussi des marchés qui vendent plein de produits divers et variés, des crapaux (euh, ils en font quoi?) des tortues, des anguilles, des médailles de Bouddha....

L'après midi, c'est l'école en attendant de regagner la gare. Marcellin en profite pour discuter avec un employé de l'hôtel qui a vécu plusieurs années en France. Après le dîner à la gare, nous attendons le train

couchettes de 22h. La gare ressemble à toutes les gares du monde, il y a des bonnes choses à manger (nous trouvons même de gaufres!), mais ici les voyageurs vont se recueillir devant la statue de Bouddha et le portrait du Roi est bien sûr en bonne place. Nous ne dormons pas très bien dans ce train qui secoue terriblement, les néons ne sont pas éteints de la nuit et les toilettes donnent directement sur les rails... Nous n'arrivons à Chang Mai que le lendemain à .....14h !